Seulement avec le temps, il s’avère que cela relève d’une véritable prouesse pour la collectivité locale que d’avoir à garantir au quotidien le déplacement de ces collégiens et lycéens vers leurs établissements respectifs.
Et pour cause, assurer le transport de ces apprenants à l’intérieur de la commune de Boudjellil ou vers les communes limitrophes pour y suivre leur scolarité s’avère une mission de plus en plus difficile.
Saâdi Salah, vice-président de l’APC tient à faire savoir que déplacer quelque 800 élèves est une saignée financière considérable pour la commune qu’elle ne pourra pas supporter dans la durée. « Nous avons recouru à la location de 12 fourgons privés à raison de 30 000 DA par mois l’un », souligne-t-il, sans compter, poursuit notre interlocuteur, « trois autres bus loués auprès d’un privé pour 9 millions de centimes.
Or la subvention annuelle allouée par la wilaya reste de loin en deçà des dépenses réelles de la collectivité locale ». « Le ramassage scolaire coûte à l’APC pas moins de 700 millions de centimes par an, ce qui est, commente le vice-président, une dépense astronomique qui engloutit une partie importante du budget dont dispose la commune pour fonctionner et ce, tous secteurs d’activité confondus ».
Dans la foulée, l’élu du peuple situe la subvention de la wilaya entre 100 et 200 millions de centimes, soulignant que l’apport de chaque enfant transporté est de l’ordre de 10 DA par jour (5 DA à l’aller et 5 au retour).
Enfin, il insiste pour lancer un S. O. S à l’endroit des autorités de wilaya, les sollicitant à intervenir pour apporter des solutions au problème du transport scolaire qui ne s’est jamais posé, selon lui, avec autant d’acuité.
L’APC ne pourra supporter plus longtemps une telle hémorragie, qui s’avère au dessus de ses moyens. Si l’opération venait à s’interrompre un seul jour, ce sera aux 800 élèves d’en payer les frais. Les établissements vers lesquels les moyens de locomotion loués assurent la desserte sont nombreux et éparpillés.
Trois fourgons desservent les CEM et lycée d’Ath R’Zine alors que cinq autres font le ramassage vers le CEM et lycée d’Ighil Ali. Les deux minibus de l’APC quant à eux font la navette entre les villages d’Aftis Beni Mansour, Tala El Vir, Iaârkav et Tigrine et le CEM de Beni Mansour ainsi que le lycée de Boudjellil. Enfin malgré les dépenses faramineuses de la commune, force est de constater que les lycéens voyagent dans de piètres conditions et sont chaque jour confrontés aux aléas de la vétusté des autobus ainsi que leur surcharge.
Z. F.
