C’est aujourd’hui que commence la campagne électorale pour les élections locales du 29 novembre prochain.
Durant 15 jours, les partis politiques s’évertueront à convaincre les citoyens, d’abord à voter le jour “j” et espérer que le choix se portera sur les listes qu’ils défendront. A présent, la donne principale sur laquelle le pronostic est difficile à faire reste la participation citoyenne à l’acte de voter. Si le référent est les dernières élections législatives, les Algériens auront démontré une fois de plus, que non seulement ils restent imperméables à la chose politique mais qu’aucune représentation ne répond à leurs demandes.
Le 17 mai dernier, l’Algérie a connu un vrai tsunami d’abstention. En effet plus de 65% ont tourné le dos aux urnes ce qui n’a pas laissé indifférents les pouvoirs publics et les représentants de l’Etat, allons jusqu’à envoyer des correspondances aux citoyens pour leur inscription sur le ficher électoral et actualisation des résidences. Le problème est bien plus complexe que cette approche faite par l’administration, il est foncièrement politique et réside dans le déphasage et le fossé qui s’est creusé entre la société civile et la classe politique. Cette fois-ci encore, le rendez-vous du 29 novembre est porteur d’incertitudes et pourrait connaître une tendance à l’abstention dès lors que le temps imparti depuis les législatives à ce jour, ne peut suffire pour avoir reussi à réparer une panne politique et citoyenne. En dépit des moyens à mettre au branle et des colossales sommes à y injecter la participation citoyenne restera le premier défi à relever avant de se voir porter sur les trônes de la gouvernance locale. A Tizi-Ouzou, en sus des crises internes qui secouent les deux partis fortement implantés dans la région, FFS et RCD, auront du mal à convaincre du bien-fondé de l’acte électoral, travail qu’ils ont légué par procuration aux formations de Hocine Aït Ahmed et Sadi : Essentiellement, quatre formations politiques vont dans une compétition à couteaux tirés se partager les sièges et les présidences d’APC et APW, où le FFS est habitué à prendre la part du lion depuis les années 90.
Les dernières intempéries ayant causé au moins trois morts dans la wilaya de Tizi-Ouzou ont mis à nu les limites de la gestion de nos municipalités. De plus, le pouvoir local détenu par le RCD et le FFS, à prouvé 15 ans durant, la déliquescence du quotidien des citoyens causé par la surpolitisation de nos assemblées aux dépens des solutions idoines aux problèmes de tous les jours Nos futurs maires ne peuvent être meilleurs que ceux du passé ou que ceux d’autres contrées : les choix proposés dans les listes restent une tâche ardue pour les partis afin de les faire adopter lors du vote du 29 novembre, lequel n’augure nullement une participation massive. La campagne aura pour mission de tenter de convaincre à partir d’aujourd’hui.
Khaled Zahem
