Organisé par l’Agence nationale de l’Artisanat traditionnel (ANART), sous la tutelle du ministère de la PME et de l’Artisanat, ce salon qui s’étalera jusqu’au 10 novembre courant, regroupe une panoplie de produits artisanaux sélectionnés à la base au niveau des chambres de l’artisanat et des métiers par un jury local, a-t-on indiqué.
Les objets exposés vont de la tapisserie à la vannerie, en passant par les bijoux, la poterie, le travail du sable, la sellerie et les habits traditionnels. L’organisation de ce salon coïncide avec la Journée nationale de l’artisanat, célébrée désormais le 9 novembre et au cours de laquelle sera décerné, chaque année, “le Prix de l’authenticité et de l’innovation du président de la République.” Ce prix qui est doté d’une récompense financière de
2 700 000 DA que se partageront les lauréats, comprend le Prix de l’artisanat traditionnel ainsi que celui de l’artisanat d’art. En marge de l’inauguration de ce salon, M. Benbada a indiqué à la presse
que « le côté artistique est présent dans ce salon où sont présentées les meilleures œuvres de l’artisanat traditionnel », en affirmant que « l’objectif consiste
à mettre en valeur le travail artistique de nos artisans, à les faire connaître, les encourager et à promouvoir leur travail ». Il a, par ailleurs, fait remarquer que le secteur de l’artisanat, de
manière générale, connaît « une réelle réactivité ces cinq dernières années dans la mesure où un grand programme appelé Plan d’action pour le développement
durable de l’artisanat a été lancé », a-t-il dit. Interrogé sur le dispositif des systèmes de production locaux (SPL), il a fait savoir que « l’objectif de ces SPL, est de créer des réseaux d’activité économique à même de participer au développement local, l’artisanat étant le secteur qui se prête le mieux à ce genre d’organisation ».
« A travers les SPL, nous allons valoriser le travail et le savoir-faire manuels de nos artisans », a-t-il dit, ajoutant que « nos espaces ruraux, sahariens et ceux de la steppe disposent d’une matière première abondante, végétale, animale ou inerte (sable, pierre…) ».
Selon M. Benbada, il s’agit de « faire participer l’artisanat au développement local et de redonner un sens au travail de manière générale » car, a-t-il expliqué, « la valeur du travail est importante à inculquer à nos jeunes citoyens ». Pour ce qui est de la tenue du deuxième congrès de l’Union arabe de l’artisanat, prévu à Alger les 11 et 12 novembre courant, le ministre a indiqué que « l’Algérie a voulu organiser cette rencontre en marge de la Journée nationale de l’artisanat dans le but de montrer aux autres pays arabes notre patrimoine artisanal et étudier avec eux les possibilités d’échange et de partenariat dans ce domaine ».
Il a tenu aussi à rappeler que l’Algérie est membre fondateur de l’Union arabe de l’artisanat traditionnel, créée en Tunisie, en mars dernier.
Nabila B.
