75 box à l’abandon

Les soixante-quinze (75) boutiques ainsi aménagées, avaient un double impact. Il s’agissait d’abord de diminuer le nombre de chômeurs puis d’améliorer les conditions de vente de certains produits à risque, comme les viandes, le poisson et bien d’autres dont l’étalage requiert un minimum d’hygiène. C’est ainsi que les box ont été affectés, à leurs futurs propriétaires par les décisions du président d’APC de l’époque. Les bénéficiaires, devaient prendre possession des lieux pour ouvrir des commerces, notamment une poissonnerie, des boucheries et de nombreuses autres échoppes. Ce qui aurait mis un peu d’ordre dans le marché hebdomadaire caractérisé par l’anarchie. Voilà donc plus de dix ans que le marché demeure fermé, sans qu’une explication convaincante n’ait été donnée aux attributaires. Ils vivent de promesses et d’attente pendant que l’APC accuse un manque à gagner, en loyers, non négligeable. En effet, dans le contrat de location remis aux intéressés, il était prévu de leur faire payer un loyer au prix de 1 50 dinars le mère carré, équivalant à des loyers variant entre 1 200 et 3 000 dinars mensuellement. Des problèmes de descente des eaux usées venant des bâtiments en surélèvation, ont surgi depuis. Ce que les propriétaires, qui avaient aménagé leurs boutiques, se sont proposé de réparer avec leurs propres moyens. Leurs doléances sont restées lettre morte. Au contraire, d’après Saâdi, l’APC actuelle « au lieu de nous aider, nous avait proposé de lui restituer les décisions, en notre possession ». Ce que la plupart ont refusé de faire, de peur de voir leurs « locaux attribués à d’autres ». La décision d’ouverture tarde à venir. Las d’attendre, certains demeurent au chômage, la moitié de l’année, d’autres se trouvent des emplois précaires, en attendant mieux. Les bénéficiaires ne sont pas les seuls perdants. Une commune comme Aïn El Hammam (ex-Michelet) dont les ressources sont quasi nulles peut-elle se permettre de négliger des rentrées pouvant se chiffrer à des millions mensuellement et à des milliards depuis dix ans. Dans une région où les postes de travail se cherchent à « la bougie », a-t-on le droit de priver de revenus près d’une centaine de familles ? Quels que soient les problèmes rencontrés, l’APC se doit de les résoudre, dans l’intérêt de la communauté et des administrés. Cela fait partie, pour employer un terme à la mode, de « la bonne gouvenance ».

Nacer B.