A chaque catastrophe, des citoyens vivant dans des conditions précaires sont vulnérables. Les séquelles du séisme de mai 2003 sont toujours là. Dans une correspondance adressée au wali de Tizi Ouzou en juin 2006, trois citoyens réclament les logements en disant avoir été « dépossédés injustement des logements qui leur étaient destinés pour d’autres bénéficiaires », ceci dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire.
Dans cette lettre, on peut lire que suite à une correspondance du P/APC de Draâ El Mizan dont nous détenons une copie, adressée au chef de daïra, lui demandant d’annuler la liste initiale et de la remplacer par les nouveaux acquéreurs (au nombre de quatre), nous nous retrouvons subitement écartés pour voir nos acquisitions changer de bénéficiaires et assister impuissants à ce tour de main. « Nous ne manquerons pas de vous signaler au passage que ces quatre nouveaux acquéreurs ont bénéficié à eux seuls de six studios (F2) qu’ils ont eu l’autorisation de modifier à leur convenance », écrivent-ils plus loin.
Avant de souligner qu’après une autre requête dont le wali a été destinataire en mars 2006, suite à laquelle le chef de daïra les a reçus, aucune satisfaction n’a été donné à leur problème.
« Je suis touché par le séisme de 2003. La croix orange trois fait toujours foi », nous a signalé à ce sujet Abdelhamid Derdiche, l’un des trois signataires de la lettre adressée au wali en juin 2006 et au P/APW de Tizi Ouzou. Plus loin, notre interlocuteur se dit étonné de voir leur cas non inclus lors de l’attribution des trente logements attribués en 2007. Désemparé, ce citoyen est allé même à remettre une requête à l‘ex-ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Nedir Mohamed Hmimed lors de son passage à Draâ El Mizan lors de la campagne électorale des législatives. Ce premier responsable a bel et bien répondu au plaignant lui signifiant que sa requête a été adressée à la wilaya de Tizi Ouzou pour prendre en charge son problème. M. Derdiche l’un des citoyens attendant l’affectation d’un logement social est outré de solliciter le président de la République en vue de lui soumettre un tel problème qui aurait été normalement résolu sur place.
Ces citoyens ont peur de voir leurs habitations leur tomber sur la tête notamment durant l’hiver qui s’annonce déjà rude.
A. O.
