Le diabète sévit, les moyens manquent

Depuis quelques années et à l’instar de toutes les régions du pays, M’chedallah enregistre une augmentation assez sérieuse des cas de cette terrible maladie qui est le diabète.

En effet, aucune couche sociale quel que soit l’âge n’est épargnée, le nombre de victimes ne cesse d’augmenter. Encore heureux que des campagnes de dépistage soient périodiquement entamées, ce qui reste cependant insuffisant et les cas dépistés et recensés sont loin de refléter la réalité de ce qui s’apparente à un fléau, les citoyens vivants dans les villages de montagne ou agglomérations isolées n’ont jamais fait l’objet d’une consultation, et nombreux sont ceux qui portent ce mal et l’ignorent. Les investigations doivent être poussées plus loin que les chefs des lieux des daïras ou les APC par des campagnes de sensibilisation de proximités.

De plus en plus d’enfants en bas âge contractent le diabète et pour certains à la naissance, selon des sources médicales ; aussi n’est-il pas temps de cibler les milieux scolaires et même les crèches ou maternelles et pourquoi pas se pencher sur l’éventuel « facteur déclenchant » et essayer de le localiser ou du moins le cerner car si dans les pays développés, la cause étant la plupart du temps l’obésité ce qui est loin d’être le cas chez nous et tout le continent africain qui n’a qu’un taux trop faible d’obésité.

Il y a lieu d’agir vite pour juguler ce « nouveau ancien » fléau et surtout élargir les moyens d’accueils au niveau du secteur sanitaire de M’chedallah qui éprouve d’énormes difficultés pour une prise en charge adéquate et complète des centaines de diabétiques que comprend la circonscription et qui va grandissant.

Omar Soualah