La cantine du CEM Ouaghzen ouverte, enfin

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Samedi dernier, le CEM Ouaghzen était en fête. Elèves, professeurs et invités ont savouré un délicieux couscous offert pour marquer l’ouverture officielle de la cantine. “Ce n’est pas trop tôt”, disent les anciens qui n’espéraient plus que leur collègue allait être doté d’une cantine, dix ans après son inauguration. Situé au centre du aârch Ath Menguellat, le CEM de Ouaghzen reçoit quotidiennement plus de cinq cents élèves issus de villages aussi éloignés qu’Ath Aïlem, Ighil Boghni et autres, à plus de trois kilomètres.

Bien qu’elle soit opérationnelle depuis deux ans, la cantine est restée fermée pour de menus travaux qui s’étiraient en longueur. L’an dernier, on nous avait informé que son fonctionnement ne dépendait plus que de la construction d’une niche à gaz… une bricole. Depuis le mois de septembre, Ahmed Belkacemi, le directeur, n’a ménagé aucun effort pour que le réfectoire ouvre ses portes avant l’hiver et que les enfants puissent bénéficier de repas chauds. Notons qu’auparavant, les centaines d’enfants qui fréquentent l’établissement, des filles en majorité, attendaient les cours de l’après-midi devant le portail, exposés aux intempéries et à la merci des malades de tout bord. En guise de repas, ils se contentaient de sandwiches froids, préparés la veille. Les conditions de vie dans la région, conjuguées à l’éloignement, imposent à la direction de servir quotidiennement plus de trois cents repas, au lieu des deux cents prévus, au départ. Par ailleurs, les élèves demi-pensionnaires, particulièrement les filles, demeureront à l’intérieur de l’établissement entre les cours du matin et ceux de l’après-midi. Ce qui ne manquera pas de réjouir les parents qui n’auront plus à s’inquiéter pour la santé et la sécurité de leurs enfants. Nous avons profité de cette journée pour visiter l’établissement où certaines difficultés rencontrées par le personnel et les élèves semblent aplanies. Nous avons, entre autres, remarqué une salle informatique dotée de plusieurs micro-ordinateurs reliés à l’ADSL. Pour faire face aux besoins de duplication pour les devoirs et compositions, un photocopieur semi-professionnel vient d’être acquis, au grand bonheur des enseignants qui n’auront plus à avoir recours à la vieille ronéo qui date des années 80. Toujours dans le registre des améliorations, le tableau “magique” vient de prendre définitivement la place du non — moins charmant mais néanmoins dépassé — tableau noir. Avec du matériel archaïque, les enseignants du CEM ont toujours relevé le défi, plaçant leurs élèves aux premières loges des examens. Gageons qu’avec toutes ces nouveautés, les résultats seront à la hauteur des efforts consentis.

Nacer B.

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