Ce conseil ira jusqu’à proposer au gouvernement des régulations ou de nouvelles lois pour une meilleur prise en charge de cette frange sensible de la société, l’enfant. Selon les dire du Pr Khiati, en marge de la réunion. » On proposera une loi ou un code global pour cette frange vulnérable « , a-t-il soutenu.
S’exprimant lors de cette rencontre au Site Sidre à Alger, Pr Khiati, président du Forem a affirmé que ce conseil se consacrera pour étudie la situation de l’enfant dans sa globalité et pas seulement de ceux qui sont en difficulté. » Afin d’atténuer cette ignorance et cette indifférence, distinguées ces derniers temps, le Conseil scientifique traitera tous ce qui a trait à l’enfant en général », a-t-il souligné. Plus explicite, l’interlocuteur dira que les membres dudit Conseil au nombre de 30, entre avocats, psychologues, sociologues…. et autres, vont étudier profondément les sujets déjà traités par le Forem en collaboration avec ODE. Il s’agit notamment de huit sujets importants, selon le Pr Khiati : l’enfant abandonné, l’errance juvénile, la violence dans les écoles, la maltraitance des enfants, la ségrégation envers les filles, la drogue en milieu scolaire, la délinquance et enfin la toxicomanie. Un autre sujet aussi d’une grande ampleur sera abordé par ce Conseil scientifique. Il s’agira du dossier de la jeunesse notamment le phénomènede » Haraga » qu’a connu et connaît notre pays ces dernières années. A ce sujet, le président du Forem fera savoir que cette jeunesse se noie dans un grand désespoir. Cela est dû, à son avis, au manque de communication et d’orientation de cette jeunesse qui ne cherche que la stabilité dans son pays. » Il y a un vide. La société est en crise « , lancera-t-il.
Par ailleurs, sur le travail des enfants, le même orateur a avancé certains chiffres » très alarmants. » Selon les statistiques enregistrées en 2006, plus de 1 million d’enfants travaillent en Algérie, 500 mille ont moins de 16 ans, dont 300 mille n’ont jamais été à l’école et le reste soit 200 mille enfants travaillent périodiquement (les week-ends et les vacances). 21 mille enfants abandonnés et 10 mille enfants maltraités.
En somme, le Pr Khiati lance un appel à toutes les familles afin de simpliquer dans la lutte de ce phénomène qui s’est élargi. Car, dira-t-il » on a remarqué la démission parentale au sein de la société. » Et d’ajouter » que cela est un facteur sur lequel on peut agir pour sensibiliser les parents. «
Signalons qu’un numéro vert 1555, pour une orientation psychologique est disponible pour les enfants en difficulté, actuellement en service tous les jours de la semaine à partir de 8h30 jusqu’à 16h30 et les jeudi de 8h30 jusqu’à 12h30.
A la fin de la réunion une convention a été signée entre l’ODE et le barreau national des avocats pour étudier et organiser des communications « exactes » afin d’avoir “ plus de précisons » au sujet de la grave situation de l’enfant dans notre pays.
Nabila B
