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Le département de tamazight renvoyé aux calendes grecques

Pour ce qui est de l’enseignement de la langue amazighe au niveau du centre universitaire de Bouira, il faudra certainement attendre très longtemps, pour voir jour le département de Tamazight se mettre en œuvre.

Ce qui freine cette réalisation c’est dans le manque manifeste d’enseignants en la matière, semble-t-il. Mais, cet argument est battu en brèche par des professionnels de la langue. Le même problème se pose aussi pour la filière des langues étrangères dont l’enseignement devait débuter à la rentrée universitaire 2007/2008, a été différé d’une autre année.

La cause est identique au département de Tamazight, c’est-à-dire, la non disponibilité de l’encadrement enseignant. Nous croyons savoir que 33 postes pédagogiques permanents ont été crées à l’occasion de la nouvelle rentrée universitaire. De la sorte le nombre d’enseignants augmentera au nombre de 122. Leur répartition est faite selon le besoin constaté dans les filières enseignées comme pour la spécialité des sciences juridiques qu’est encadrée par 48 enseignants des lettres arabes 37, sciences économiques 17, sciences sociales 20 enseignants. Sur la totalité des enseignants qui professent au centre universitaire, seulement 4 sont détenteurs du diplôme de doctorat, les autres ont le magister. Tout compte fait, le jeune centre universitaire ne peut se faire fort d’introduire toutes les spécialités, simplement à ce qu’il s’agit d’encourager l’enseignement des langues, il est suggéré de ne ménager aucun effort, car, un déficit flagrant est noté à cet effet. Soulignons au passage, que M. Youcef Merahi du HCA lors d’une intervention radiophonique il y a de cela un mois, avait promis l’ouverture prochaine d’un département de langue amazighe au niveau du centre universitaire de Bouira à la prochaine rentrée universitaire. Un vœux pieux.

Fahem H.

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