Le congé exceptionnel des enseignants «candidats aux élections» suscite l’indignation

Cette situation, estime ce parent, est due à l’autorisation de certains enseignants, candidats de partis politiques aux élections locales du 29 novembre, à quitter les établissements pour trois longues semaines afin de mener la campagne électorale pour leurs formations politiques, privant ainsi les élèves de cours durant cette période. Ce parent fait, en effet, remarquer qu’«un cas a été observé au niveau de l’école Bessaoudi-Arezki où est scolarisée son enfant et il n’est pas exclu que d’autres cas similaires soient enregistrés à l’échelle nationale». Selon le rédacteur de la missive, «la situation est grave puisque la période de l’arrêt de cours est trop longue et l’objectif n’est point éducatif». Se disant indigné et en colère contre «ceux qui ont eu l’idée de sacrifier l’avenir scolaire de son enfant sur l’autel de la politique, le parent constate que «l’avenir des enfants ne constitue nullement une priorité pour les responsables». Et d’ajouter : «Combien de fois a-t-on entendu le premier responsable du MEN dire qu’il est le garant de la bonne scolarité de nos enfants ? Mais la réalité en dit le contraire».

Il convient de signaler que dans de nombreux établissements scolaires, touts paliers confondus, des enseignants candidats aux élections locales ont, suite à une correspondance émanant des autorités locales adressée à la direction de l’éducation, été autorisés à prendre un congé exceptionnel, à partir du 8 du mois en cours jusqu’au jour de la proclamation des résultats du scrutin. L’autorisation en question, que nous avons pu consultée, a été envoyée par la DE à certains chefs d’établissements où des enseignants se sont présentés aux élections. Auprès de l’administration de l’école primaire Bessaoudi Arezki, le directeur, à qui nous avons demandé des éclaircissements sur cette question, nous expliquera que «dans son établissement deux enseignants « candidats » ont eu cette autorisation. L’un des enseignants a choisi de travailler tandis qu’un autre a enseigné pendant une semaine puis il est parti ». S’agissant de son remplacement, il dira que « son établissement n’a pas le droit de recruter un enseignant pour une durée de 15 jours et il ne dispose pas de poste d’emploi de jeunes pour remplacer l’enseignant candidat». Par ailleurs, une telle situation pourrait être évitée si les responsables du secteur de l’Education avaient pris les précautions nécessaires bien avant le début de la campagne électorale.

Djamel M