La Dépêche de Kabylie

Un hôpital nommé Arlésienne

Il y a plus de dix ans que l’on parle de la réalisation d’un hôpital au chef-lieu lequel devait prendre en charge aussi bien les malades de la daïra de Seddouk que ceux de Béni Maouche, une daïra rurale souffrant également énormément du manque d’infrastructures de la santé. A ce jour, rien ne se profile à l’horizon, rassurant les Seddoukois que cette infrastructure verra le jour dans un proche avenir. La polyclinique existant depuis des décennies et qui manque de plusieurs fonctionnalités a été virtuellement améliorée par la création d’un service des urgences qui ne fonctionne toujours pas comme il se doit pour une prise en charge correcte des malades. Le service maternité fonctionne sans gynécologue, ce qui oblige le transfert à Akbou des futures mamans nécessitant une prise en charge à l’hôpital. Aussi hormis l’existence de médecins généralistes et d’un dentiste, les autres spécialités se font désirer dans cette structure sanitaire dont les files continues s’étirent à longueur de journée, aussi bien pour les visites médicales, que pour les soins infirmiers et cela illustre bien le nombre important de la population dans ces deux daïras, nécessitant une prise en charge par une structure sanitaire digne de ce nom à savoir un hôpital. Aux dernières nouvelles nous avons appris que la polyclinique de Seddouk a acquis une autonomie et ne dépend plus de l’hôpital d’Akbou, mais cela allégera-t-il pour autant les souffrances des malades de la région qui continuent à être pris en charge par les hôpitaux d’Akbou et de Sidi Aich quand il s’agit d’une admission pour des soins ou d’une opération chirurgicale. Cette autonomie dans la gestion améliorera-t-elle les services des deux centres de soins relevant de la commune, lesquels pâtissent de l’absence d’infirmiers et de médecins. En effet celui de Tibouamouchine coiffant une population de plus de 5 000 habitants fonctionne avec un seul infirmier et un médecin généraliste assurant des visites médicales aux malades une fois par semaine. Celui d’Akhenak, un village important en densité de la population, ouvert récemment recèle aussi beaucoup d’insuffisance, se plaignent les citoyens de la localité.

L. Beddar

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