Les deux formations politiques qu’on dit bien « implantées » dans la région ont subi un sérieux revers dans la commune de Maâtkas où elles ont été tout simplement battues par le FLN et les candidats indépendants. En effet, sur les 11 sièges que compte cette municipalité, aucun parti n’a réussi à obtenir une majorité absolue comme c’était d’ailleurs prévisible. C’est donc l’ex-parti unique qui arrive en tête des suffrages exprimés et en obtenant 3 sièges, suivi de très près par la liste indépendante conduite par le maire sortant avec également le même nombre de sièges. Le FFS et le RCD ont arraché 2 sièges chacun tandis que le RND n’a pu obtenir qu’un seul siège. Voilà en quelque sorte l’arithmétique qui est sortie des urnes : FLN 03, Indépendants 03, RCD 02, FFS 02, RND 01, « cela ressemble à peu près à une Timechret ! » ironisera un fonctionnaire qui s’interroge sur le devenir de cette APC pour laquelle il appréhende un blocage. Ainsi, on croit savoir que ce sera Bousaâd Zalouk qui sera donc l’édile de la commune vu qu’il est plus âgé que le maire sortant. Interrogé à propos de ces élections et de ses résultats, le désormais P/APC de Maâtkas dira en toute sérénité : « De prime abord, nous remercions l’ensemble des citoyens de Maâtkas qui se sont exprimés au toute démocratie. Nous leur rendons également hommage pour nous avoir écouté durant toute la campagne électorale. » A une question relative à d’éventuelles alliances avec d’autres formations politiques pour former une majorité et, par ricochet répartir, les postes d’exécutif, M. Zalouk affirmera « écoutez, les Maâtkis ont choisi 11 élus et ils doivent tous s’y mettre pour travailler l’intérêt général de notre commune et pour l’heure je me suffis de cela », c’est dire enfin que les tractations n’ont pas encore commencé et l’on reviendra sans aucun doute sur leurs évolutions dans nos prochaines éditions.
Idir Lounès
