Le FLN rafle trois communes

Après trois semaines de campagne électorale qui a été houleuse parfois, mais généralement dominée par des promesses qui dépassent de loin les prérogatives des maires le verdict est tombé. Premier constat, on est loin des résultats de 1997. Les élections de jeudi dernier ont été une occasion pour les électeurs déplacés aux urnes en dépit de pluies battantes durant toute la journée de dire finalement leur mot. Dans la daira de Draâ El Mizan, qui compte quatre communes, à savoir (Draâ El Mizan, Frikat, Ain Zaouia et Ait Yahia Moussa), c’est le FLN de Belkhadem qui a fait son retour. Les partis du FFS et du RCD ont perdu des communes. En 1997, le FFS de Hocine Ait Ahmed avait, rappelons-le, conquis toutes les quatre communes. En 2002, lors des élections boycottées par le mouvement des aârchs, seule la commune de Draâ El Mizan avait été remportée par le FLN avec une majorité absolue. Partielles de 2005, le FFS revient aux commandes à Draâ El Mizan avec cinq sièges sur onze. A Frikat et à Ain Zaouia, c’est le FLN qui a dirigé alors les exécutifs. Par contre, à Ait Yahia Moussa avec une majorité relative de trois élus a composé avec un élu du FFS (d’ailleurs écarté par son parti, pour cette alliance). Arrivent enfin les élections de 2007. Recomposition de la carte politique locale. A Draâ El Mizan, le FFS garde l’exécutif avec cinq sièges, suivi avec deux sièges chacun pour le FLN, le RCD et le PT de Louiza Hanoune qui participe pour la première fois à ces joutes.

Non loin de Draâ El Mizan, c’est-à-dire, à Frikat, c’est le FLN qui sauvegarde sa place avec son maire Amar Arib. A Ain Zaouia, en dépit de leur même score (FFS/ quatre sièges, FLN, 4 sièges), c’est ce dernier qui prendra la présidence en raison du facteur de l’âge. Quant au RCD à Ait Yahia Moussa, il cède sa place au FLN à un jeune militant en l’occurrence M. Rabah Menguellet avec quatre sièges devant le RCD, 2 sièges, le FFS, 2 sièges et le RND, un siège. Ainsi, le retour du FLN dans cette daïra est amplement confirmé avec les résultat sortis des urnes le vingt-neuf novembre dernier. Les résultats sont connus. Comment sera l’après cette élection ? Car, il ne faut pas oublier que cette région accuse un grand retard en matière de développement.

Si l’on se référait, par exemple, aux programmes des partis participants, on retrouvera presque les mêmes points : développement du secteur agricole, réalisation de rocades, urbanisation, modernisation des états civils, amélioration des relations élus, citoyens, relance de la zone d’activité en jachères depuis sa création depuis près de trois décennies et quanti quanta… Les promesses seront-elles tenues quand on sait qu’aujourd’hui la plupart des municipalités souffrent de l’endettement et que les élus ne sont pas pourvus de prérogatives à même de gérer certains dossiers ?

Amar Ouramdane