A l’occasion de la Journée mondiale des handicapés, l’association Basmet El Amel a organisé, hier, au centre de presse El Moudjahid une journée d’étude sur » La prise en charge précoce d’enfants inadaptés mentaux « .
Cette rencontre a regroupé des spécialistes et des représentants du mouvement associatif, ainsi que des représentants d’institutions publiques et privées. Ces derniers se sont exprimés chacun de son côté, sur la nécessité de la prise en charge de cette catégorie.
En effet, l’autisme est maladie défini en 1943 par le psychiatre Léo Kanner, et doit sa dénomination à Eugen Bleuler en 1911 afin de nommer le comportement de repli sur soi. L’autisme est un trouble du comportement et du développement. A cet effet, la présidente de l’association, Mme Meksame Linda, a entamé son intervention en présentant son association et les activités qu’elle exerce pour venir en aide à cette frange fragile de la société. » La plus grande violence envers ces enfants est de les laisser croupir dans leur autisme « , a indiqué la présidente, ajoutant que : » Nous sommes là pour aider et faire notre possible afin d’assurer leur intégration social « .
Mme Oueld Madi Lydia, orthophoniste quant à elle, a donné la définition de l’autisme, » c’est un symptôme qui est accompagné généralement d’un trouble mental, » Les symptômes se manifestent durant les trois premières années de la vie de l’enfant. Ces derniers sont nombreux et varient d’un patient à l’autre, leur intensité pouvant évoluer, notamment avec l’âge « , a-t-elle ajouté. Par ailleurs, Mme Oueld Madi a évoqué les causes éventuelles de l’autisme, comme elle a insisté sur la nécessité du diagnostic précoce : » car il permet de repérer les symptômes qui sont divers dans les trois premières années de l’enfant « , a-t-elle expliqué.
En effet, il n’existe pas de traitement curatif de l’autisme, ce qui n’empêche pas que les personnes atteintes puissent bénéficier de traitements psychothérapeutiques en parallèle à une prise en charge institutionnelle, éducative et pédagogique. C’est ce qu’a tenté d’expliquer Mme Kassimi, orthophoniste. Cette dernière a insisté, à son tour, sur la prise en charge disciplinaire de l’enfant pour le faire sortir de son isolement. » on ne peut pas réduire la communication à la parole, mais chez cette catégorie, la communication est plus large, car on la trouve dans leur regard, leur cri… « , a-t-elle indiqué.
» Toute catégorie de handicap doit étre prise en charge, pour que l’enfant ne soit pas discriminé, et qu’il peut obtenir tout ses droits « , a déclaré, M. Raymond Janssenss, représentant de l’Unicef en Algérie, comme il a félicité l’Algérie pour la signature de la convention internationale des droits des handicapés, qui a été adoptée par l’Onu l’année dernière. Rappelons que l’association Basmet El Amel, créée en 2004 a pour but la prise en charge des enfants inadaptés mentaux.
Lynda Louifi
