Le torchon brûle entre le RCD et les Indépendants

Le ballottage dans les suffrages entre le RCD et le RND et la liste « Rupture », forts de trois sièges chacun, a laissé se dessiner au début deux scénarios différemment perçus par les citoyens.

Les partisans de la réintroduction du maire sortant ont d’abord exulté à l’idée que celui-ci puisse être réélu grâce au critère de l’âge. A ce titre, le chef de daïra, touché par téléphone, dira : « On attend les instructions du ministère de l’Intérieur ». Voici les faits : vendredi dernier, des tractations pour une alliance annoncée entre le parti de Sadi et l’indépendant Ali Maidouche dans la perspective de faire échec au retour du maire sortant, d’obédience RND, se sont ouvertes. La version avancée par la liste « Rupture » fait état d’un accord préliminaire ratifié avec des élus du RCD, lequel accord aurait retenu la désignation du n°01 de la liste « rupture » comme édile municipal seconde de deux élus du RCD puis d’un délégué spécial avec la couleur de la liste indépendante. Selon la liste indépendante, samedi au moment de concrétiser l’accord noir sur blanc, un autre interlocuteur, le coordinateur du RCD à Boudjellil, s’est invité aux discussions pour récuser littéralement l’accord de principe de la veille.

Autre son de cloche du côté du parti de Sadi, qui dément en bloc l’information qu’il estime erronée. A ce titre, la tête de liste Rachid Moussaoui, persiste et signe : « Aucun accord n’a eu lieu puisque les élus concernés n’ont pas tous été associés aux discussions ». .

Et d’ajouter : « Nos interlocuteurs ont conditionné tout accord à la concertation avec tous les élus et c’est justement à ce stade que la proposition de la liste Rupture n’a pas été approuvée à l’unanimité ». Alors que la tête de file du RCD affirme vouloir relancer les négociations en envoyant des émissaires à la liste « Rupture » proches de la famille Maidouche. Difficile d’augurer dans ces conditions, d’une reprise de dialogue pour venir à bout de la crise.

Car si les 2 parties ne lâchent pas du lest, on risque fort de se diriger vers une crise de longue durée. Mais que vont dire les citoyens qui attendent impatiemment un compromis et la « gestion participative » par ces formations qui se sont érigées en alternative pour consacrer le changement démocratique ?

En outre, de son côté, le RND n’entend pas faire de tractations avec ses rivaux en vue d’une quelconque alliance. C’est du moins ce qu’a laissé entendre hier Salah Saâdi, le n°2 de la liste RND, qui assure que « si le maire sortant ne bénéficie pas du paramètre de l’âge, toute discussion en vue d’une alliance avec le RCD ou la liste « rupture » est hors de question ».

Z. F.