C’est le cas, en effet de l’école primaire « Khouas » située à quelques mètreq seulement, à la sortie est de la ville de Larbaâ Nath Irathen. Le déplacement, que nous avons effectué samedi dernier à la demande des parents d’élèves, a révélé que cet établissement vit dans une situation désolante et inadmissible. Vétuste et délabré, ce dernier rappelle on ne peut mieux les anciennes cités coloniales, voire les geôles les plus odieuses de maudits damnés. Le poids de longues années et l’absence d’entretien sur tous les plans semblent avoir donné à cette bâtisse, censée être celle du savoir, maintes rides qui se voient en toute aisance à ces murs bombés, insalubres ternis et fissurés. Jamais laideur n’a pu régner en maîtresse qu’en ces lieux. A l’intérieur selon quelques témoignages recueillis sur place, les élèves leurs enseignants vivent le calvaire. Toutefois, le champ lexical, le plus approprié pour faire part de la situation aura été ceci : Misère, précarité, insécurité, maladie, accidents, effondrement brutal etc. Tout le monde peut facilement imaginer la suite. Selon nos sources, les constats écrits favorables à un éventuel « remède » sont excessivement présents dans les demandes récidivantes qui datent des mois pour certains, mais qui demeurent incompréhensiblement sans suite. Devant le portail grand ouvert de cet établissement à longueur de journée, des parents d’élèves attendant la sortie de leurs progéniture, témoignent de la souffrance quotidienne inouïe de leurs enfants qu’ils considèrent d’ailleurs de « peuplade de seconde zone ». Dans pareilles conditions de précarité et d’irresponsabilité, les mots semblent ne rien signifier devant le refus catégorique incompréhensible et mystérieux du directeur de l’établissement quant à son refus de nous entretenir de la situation dans laquelle vivent ces élèves. « Munissez-vous d’une autorisation écrite de la direction de l’éducation et revenez » ! nous a-t-il lancé à la figure, malgré l’ordre de mission en notre possession. De quoi a peur ce responsable ? a t-il des choses à cacher ?
S. K. S.
