La Dépêche de Kabylie

Cinq cliniques spécialisées fin prêtes

« Cinq cliniques spécialisées en procréation médicalement assistée (PMA) seront ouvertes en 2008, dont une au sud du pays ». Telle est l’information donnée par Rachida Benkhelil, secrétaire générale au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, et ce

à l’occasion de la rencontre internationale sur la PMA organisée par le ministère de la Santé, à Alger. Mme Benkhelil a souligné à cette occasion que les cinq nouvelles structures s’ajouteront aux sept cliniques déjà existantes à l’est, au centre et à l’ouest du pays. « Ces structures seront dotées du cadre juridique et organisationnel définissant les bonnes pratiques de ces structures », a-t-elle ajouté.

La PMA a été enrichie et amélioré, et ce depuis la découverte de la technique de bébés-éprouvette en 1978, a précisé Mme Benkhelil, ce qui a permis de mettre au monde environ 40 000 enfants chaque année dans le monde.

Selon une enquête réalisée en 2002, la moyenne des couples en âge de procréation souffrant de stérilité, balance entre 8 et 10 pc dans le monde, est de 7 pc en Algérie, soit 300. 000 couples, a ajouté Mme Benkhelil.

Pour sa part, Moussa Arada, président du Conseil national de la déontologie médicale et recteur de la faculté de médecine d’Alger a mis l’accent sur l’importance de la pratique de cette nouvelle technique. Il a également lancé un appel aux praticiens afin de respecter la vie et la dignité humaine. « Les médecins doivent informer les couples des risques de cette technique, tels le retard mental et les handicaps psychomoteurs dont pourraient souffrir les nouveaux-nés », a précisé M. Arada.

Dans son intervention, Faiza Benmansour, conseillère au ministère de la Justice et membre du Conseil de la déontologie médicale, a évoqué, pour sa part, le vide juridique concernant la définition des droits et responsabilités des deux parties couple et médecin.

La nécessité de respecter le principe fondamental à savoir la protection de la santé de la génitrice et de l’enfant, et d’éviter la manipulation des lois nationales et bioéthique, a été évoqué durant l’intervention de Cheikh Bouamrane, président du Haut conseil islamique et ce, pour mettre en garde contre certaines pratiques. Pour sa part, le président de l’Association nationale des centres de PMA, le docteur Nadir Cherif, a indiqué qu’en dépit des efforts consentis, le ministère de tutelle n’a pas accordé l’intérêt voulu à ces cliniques, tout comme il n’a pas procédé à la commercialisation des médicaments imposés par les laboratoires, sachant que ces médicaments sont hors de portée des couples. Dr Nadir Cherif, précisera que le coût sera réduit de 90 000 à 40 000 DA, ce qui permettra aux couples de pouvoir bénéficier. Précisant que le coût d’une opération de PMA s’élève actuellement dans certaines cliniques à 140 000 DA.

Lynda Louifi

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