L’aménagement urbain à pas de tortue

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La commune de Draâ El Mizan a bénéficié, rappelons-le, d’une cagnotte de soixante milliards destinés à l’aménagement urbain : éclairage public, bitumage des routes et des artères de la ville, réalisation de jardins publics, trottoirs…

Malheureusement, les opérations retenues n’avancent pas tellement et si certaines ont été réalisées, elles ne le sont point dans les règles de l’art. Ainsi, le grand axe routier traversant le centre-ville du technicum à la bifurcation des RN25 et RN30, commence déjà à subir des dégradations.

Certes, on nous dira que c’est dû aux passages incessants de camions de gros tonnage. Cependant, nombreux sont les spécialistes dans les travaux routiers qui répondent que c’est dû aussi à la mauvaise qualité du bitumage, tandis que les autres opérations lancées dans ce programme de la DUC traînent… On citera, par exemple, les chantiers pour la rénovation des chaussées et des trottoirs, qui prennent énormément de temps, à tel point qu’ils semblent éternels. Comme preuve encore, le jardin prévu à proximité du bureau de poste, en face aussi du tribunal de la ville, est laissé à l’abandon. Quant aux travaux engagés ici et là, ils ne font que compliquer la circulation des personnes.

En somme, des nids-de-poule partout, alors que la boue envahit les rues à chaque averse. D’autre part, d’autres travaux sont lancés aux lieu et place de ceux qui sont déjà en cours. L’exemple des trottoirs de la RN 68, entre le technicum et le pont de l’abattoir est édifiant.

Pour le moment, la seule opération qui a pris de l’avance est l’éclairage public au centre-ville et les axes routiers allant vers l’hôpital et la cité de l’Indépendance et encore sur la RN30 jusqu’à la pompe d’essence (route de Boghni). Actuellement, la route de l’ancienne poste, jusqu’à la cité Caper, en passant par le CEM Frères-Harchaoui, est un calvaire pour ses usagers.

“Les bordures et les trottoirs sont lancés mais on ne sait pas combien de temps il faudra attendre pour son bitumage. La dernière fois qu’elle a été renouée remonte au mois de novembre 2004 quand le ministre de l’Energie était de passage dans ce quartier pour inaugurer un projet de gaz et d’électricité pour le lotissement”, a dit un riverain.

Enfin, nous venons d’apprendre que d’autres études sont lancées pour faire bénéficier d’autres quartiers de cette cagnotte. Malgré tout, une question revient sur toutes les bouches : “Où sont ces soixante milliards de centimes ?”

Amar Ouramdane

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