Cette déclaration a été faite lors de l’allocution d’ouverture sur l’information et la sensibilisation de l’habitat rural, organisée par la direction du logement et des équipements publics, conjointement avec la direction de l’urbanisme. La rencontre a été tenue en présence des chefs de daïra, des P/APC, des administrateurs et des différents services techniques des collectivités locales. La première tranche destinée à la wilaya s’élève à 3 600 unités.Selon le wali, l’achèvement du programme dans les meilleurs délais permettra à la wilaya d’obtenir un autre programme au profit des citoyens de la Kabylie. “Nous avons reçu l’autorisation des plus hautes autorités du pays de procéder de la sorte”.Ainsi, tout dépendra de l’efficacité des élus locaux qui auront un défi à relever.Pour l’orateur, la wilaya dispose d’au moins 80% de villages ayant un relief montagneux, ce qui s’adapte pratiquement avec ce type de construction, d’autant plus que 70% de la population de Tizi Ouzou habitent dans des zones montagneuses.M. Ouadah a évoqué ensuite les difficultés qui entravent cette formule, en indiquant l’épineux problème du foncier ainsi que le morcellement des surfaces foncières, qui demeurent de véritables obstacles pour l’avancement des travaux et des procédures. Le discours du premier chef de l’exécutif wilayal était axé également sur les objectifs de cette option, répartis sur trois axes. Le premier est social ; il aura pour but de réaliser une certaine équité, puisque toutes les communes vont en bénéficier, le second est économique du fait qu’il vise à fixer la population rurale, d’une part, et d’améliorer ses conditions de vie autre part et de tenter de diminuer l’exode rural. Le dernier objectif se base par ailleurs sur un critère technicoéconomique, en ce sens qu’il garantira un meilleur aménagement du territoire.“C’est en se basant sur ces réalités qu’on a opté pour le logement rural”, dira le conférencier avant d’ajouter que la densité de la population est estimée à 450 habitants/km2.Afin d’accélérer les démarches pour l’acquisition d’une aide de 500 000 DA, le wali a interpellé les P/APC et les administrateurs de faciliter la tâche aux citoyens. Comme première étape, les personnes éligibles doivent être identifiées, notamment celles qui répondent aux conditions requises. A défaut d’un acte de propriété, le prétendu présentera un certificat de possession, notamment dans les régions cadastrées. A ce titre, le premier responsable du cadastre a présenté un rapport exhaustif sur l’état actuel des communes. Répondant aux préoccupations des élus locaux, le DLEP dira “que les 500 000 DA ne sont pas une fin en soi”.Un dispositif de contrôle des travaux sera mis en place par les pouvoirs publics.C’est ainsi qu’avant que le citoyen reçoive la première tranche, il doit réaliser les 20% exigés par la loi.En effet, le DLEP n’a fait qu’emboîter le pas au wali qui a déclaré, au début de la rencontre, que “l’Etat subventionne plusieurs milliers d’aides, sans qu’elles se concrétisent sur le terrain”.L’aide est destinée, principalement, à apaiser la crise du logement et “elle ne doit pas être déviée de sa nature initiale”, a-t-il martelé.“Ceux qui ont obtenu la première tranche sans qu’ils commencent les travaux feront l’objet de mises en demeure et de poursuites judiciaires”, a insisté le directeur du logement et des équipements publics.A une question ayant trait à l’étude du sol, en intégrant les normes parasismiques, notamment pour les régions qui ont déjà fait l’objet d’étude, l’orateur réplique qu’“il n’y aura qu’une seule étude pour un ensemble de personnes”.Cependant, il y a lieu de signaler que le wali a déclaré que la chefferie du gouvernement a autorisé la wilaya à engager la totalité du reliquat qui avoisine les 16 000 logements.
M. Aït Frawssen
