La Dépêche de Kabylie

La cité rurale à la traîne

Elle est l’un des joyaux de la ville de Fréha. Ses habitants affirment que leurs habitations qu’ils ont héritées de leurs arrière-grands-pères étaient là lorsque Fréha, n’était qu’un village quelconque. Elle constituait en fait ce village lui-même, se rappelle t-on.

La cité rurale de cette localité, puisque c’est de cette-ci qu’il s’agit, n’est pourtant pas au bout de ses peines. Située à la périphérie de la ville, la dite cité manque encore de commodités pour une vie décente.

La route qui la traverse de bout en bout sur une longueur d’un peu plus de 500 mètres n’est pas goudronnée; elle ressemble en fait, beaucoup plus à une piste qui se trouve dans un état lamentable. Point aussi d’éclairage public. Le président du comité de ce quartier que nous avons rencontré sur les lieux il y a quelques jours a dénombré une trentaine de maisons qui ne sont pas encore raccordées au réseau de gaz de ville.

« En vain avons nous saisi sur le sujet tous les services concernés », dira ce dernier. Pour le reste, le même président de comité affirme que les citoyens de la cité ont contribué de leurs propres moyens pour que l’eau et l’électricité par exemple atteignent leurs domiciles. C’est qu’en fait, et selon M. Ahmed Kebouz, le même président, sa cité n’a pas toujours suscité l’intérêt des autorités locales qui se sont succédé à la tête de l’APC locale notamment. Des autorités qu’il accuse de faire dans « les deux poids deux mesures » pour ne pas dire autre chose.

« Comment expliquer que des cités de la ville nouvellement érigées bénéficient de tout alors que la nôtre reste à la traine à ce que je sache. Nous sommes tous de cette commune et de cette ville », a-t-il encore déclaré. M. Kebouz promet en outre qu’il fera avec ses concitoyens, tout pour que leur quartier soit mis au même pied d’égalité que les autres.

M. O. B.

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