Pourtant, les maires ont été mis en place dès le lendemain de la proclamation officielle des résultats par le secrétaire général de la wilaya pour celui d’Aïn El Hammam, et par le chef de daïra, pour les autres. D’aucuns s’attendaient à ce que les premiers responsables des communes commencent le travail au plus tôt.
Mais les choses ne seraient pas aussi faciles qu’on le croyait vu qu’aucune des formations en course pour les quatre APC n’a obtenu de majorité lui permettant de siéger sans avoir recours à l’aide des autres. A Ain El Hammam, le RCD, qui a obtenu quatre sièges sur onze possibles, à égalité avec le FFS, se retrouve dans l’obligation de composer avec d’autres formations.
En coulisses, les tractations n’ont pas manqué et d’après certaines indiscrétions, on affirme que quelques élus auraient « marchandé » leurs voix. Ainsi afin de mettre fin à cette situation, le P/APC, Mouloud Ben Meziane, a d’ores et déjà convoqué les élus pour officialiser l’exécutif dont la composante serait de tendance RCD dans sa totalité. A Ait Yahia, la situation n’est guère plus aisée.
Le P/APC, Ben Slimane Tahar, que nous avons joint au téléphone, nous a avoué que la date de l’intronisation de l’exécutif n’était pas encore fixée. Le maire, RCD lui aussi et avec ses quatre sièges, doit faire face à l’opposition représentée par le FLN (3 sièges) et le FFS (2 sièges).
Si l’on tient compte des discours virulents tenus par certains lors de la campagne électorale, une éventuelle cohabitation ne pourrait pas se faire sans difficultés.
A Ath Bouyoucef les positions de certaines formations, lequelles s’étaient senties frustrées lors de la proclamation des résultats, ne sont pas de nature à débloquer la situation qui ne s’annonce pas de tout repos pour Rachid Hami, le P/APC, élu sur la liste du RCD après, faut-il le préciser, un ballottage avec le RND, les deux formations ayant obtenu deux sièges chacune. Pour asseoir son équipe, il devrait impérativement se chercher des alliés. Pour ce faire, il n’a d’autre solution que de tenter de rallier à sa cause les trois sièges restants que se partagent les indépendants, le FFS ou le FLN. Le président de l’APC, en place depuis mercredi dernier, nous a avoué qu’à l’instar de celui d’Aït Yahia, il n’était pas encore fixé sur la date de l’installation de son équipe.
Toutes ces tergiversations ne vont pas sans inquiéter la population qui laisse libre cours aux conclusions les plus fantaisistes. Les mises en place rapides des exécutifs, tout en remettant sur rail les APC, mettraitent un terme à un suspense qui n’a que trop duré.
Nacer B.