Site icon La Dépêche de Kabylie

Le mouton le moins cher dépasse le million

Il est vrai que c’est un événement à fêter mais pour certains il se transforme carrément en fardeau afin de satisfaire les besoins et désirs de toute la famille durant l’Aïd El Adha.

En plus des habits pour les enfants, des gâteaux et diverses victuailles, reste la principale dépense celle du mouton.

Pour cette année, il y a lieu de relever que le mouton a connu deux prix en l’espace d’une quinzaine de jours. En effet à la mi-novembre, un mouton d’une vingtaine de kilos était cédé entre 16 000 et 17 000 DA alors qu’à quelques jours de l’Aïd, il est descendu jusqu’à 14 000 environ. Rencontré au marché d’Aokas, Kamel, adjoint d’éducation de son état et maquignon occasionnel pour les fêtes — afin de subvenir aux besoins de sa famille — nous a déclaré que cela serait dû à la décision des populations des grandes villes de ne pas égorger suite aux intempéries catastrophiques et aux attentats meurtriers.

En conséquence, l’offre dépasse la demande et il y a mévente, cela s’est automatiquement répercuté sur le prix du mouton. Mais il faut signaler tout de même que le mouton a toujours été cher et il suffit de diviser son prix par son poids pour constater que le kilo de viande revient beaucoup plus cher que si on l’achetait chez le boucher du coin.

Pour respecter la pratique religieuse et faire plaisir aux enfants, on se sent obligé d’acheter et d’égorger le mouton le jour de l’Aïd mais les revendeurs et les maquignons ne se sentent pas concernés par ce sacrifice religieux qui permet à certains d’engranger des bénéfices faramineux sans aucun état d’âme.

A. Gana

Quitter la version mobile