«J’appartiens à cette opposition qui s’appelle la vie»

Kaci L’angoisse n’a pas fermé tit de la nuit. Non, vous n’y êtes pas, cela n’a rien à voir avec tabanagt-nni au beau chignon qui, l’autre jour, n’arrêtait pas de le z’yeuter et de faire faire à son pauvre ul des cabrioles dans la poitrine.

Le nouveau maire des Ait R’gad estimait que l’heure était grave, trop grave bac ad t-yemlek zin arqaq et se laisser emporter par les méandres d’une tayri quinquagénaire.

Les attentats du 11 décembre l’avaient plongé dans un icmiqnat anect-il-at. Jusqu’au crépuscule, netta yettxemim comment éradiquer de Ait R’gad le terrorisme et, surtout, sa matrice idéologique n y…

«Ou je trouve une solution salvatrice ou je rentre chez moi», s’engageait le premier magistrat n tghiwant devant aâessas n wexxam, au moment où le muezzin appelait à la première prière.

Au petit matin et sans perdre de temps, Kaci convoque à une assemblée extraordinaire ses co-élus, tamen, ccix n ljamaâ, les anciens vrais moudjahidin, le vieux Dezdeg les nostalgiques du PPA, le président de l’association des hittistes, Sadiya n l’euro, le MCB-TTC, le collectif n yijerriden n tuqqna, les représentants du FFCD et celui du MAK …. Bref, tous les enfants plus ou moins fidèles à Ait R’gad étaient priés de rejoindre la grande salle de la mairie

Azekka-nni, tous ceux qui font palpiter taddart étaient au rendez-vous.

Après ddawa n lxir signé ccix n ljama, Kaci L’angoisse entre dans le vif du sujet : «

– Bonjour tout le monde, y compris wid avec qui je ne suis pas d’accord. Fihel n tezzi n tenned, je vous demande de chercher avec moi une solution ara yeradikin seg izuran rebrab…

– Mais Kaci, tagi c’est de la politique. Nous, nous sommes indépendants. Nous ne sommes pas un parti d’opposition…, lui coupe la parole un de ses co-élu.

– D yemma-k ! Encore une remarque comme ça, ad tt-id-tawid berra. Je ne suis pas dans un parti d’opposition, maâna akken s-yenna cheikh Mouhand Ou’Balzac : j’appartiens à cette opposition qui s’appelle la vie. Le moment est grave bac ad d-nestufu i umennugh n temgharin…»

Le vieux Dezdeg applaudit de toutes ses forces la phrase de L’angoisse, avant de prendre sans permission la parole : « Je vois que toute taddart est là. C’est un miracle que les anti, les pour, les pro, les frères, les ennemis, les autonomistes… ad mlilen. Atan ihi aheq sidi cix que personne ne quittera le conclave, avant ma nefra tamsalt-agi n terrorisme et puisque on y est ad nefru timsalin-nniden »

*Ahat ajenwi gh-yezlan

D netta ad agh-d-isekkren

Wi gh-d-yusan

Yewwi-d rebbi-s d amâiwen

Anda i dagh-d-ufan

Igh-jan wid iruhen

Kemlen id-yegran

Ula d rebbi d yala_nnsen

Nughal d iâdawen

Nettemcerrag gar-anegh

Win d-iruhen

Ireffed iman-is yes-negh

P. S. : Ad d-yazen rebbi sber i yimawlan n wid yemmuten di 11 décembre d wid akk yingha rebrab afuhan. Ghas akka lwaâd la iteqqes, saha lâid-nnwen.

T. Ould Amar

t. ouldamar@yahoo. fr