Premières greffes de la cornée au CHU de Tizi-Ouzou

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La modernisation des services du CHU Nedir et l’acquisition de nouveaux matériels médicaux s’accélèrent à un rythme soutenu.

Les chirurgiens ophtalmologues du CHU de Tizi-ouzou, encadrés par une équipe spécialisée de l’hôpital de Beni-Messous d’Alger, ont réalisé avec succès les six premières opérations de greffe de la cornée effectuées sur six patients, dimanche et lundi au niveau de l’hôpital  » Le Beloua « , sis sur les hauteurs de la ville des Genêts.

Avant-hier, quatre patients ont été ainsi greffés. Il s’agit d’une jeune fille de 19 ans qui sera la première à être opérée à Tizi-Ouzou, ainsi que trois autres malades de sexe masculin, âgés de 47, 27 et de 22 ans, qui subiront l’acte chirurgical qui leur permettra de reprendre la vue. Les deux autres patients ont été opérés dans la matinée d’hier. Se sont également des patients de sexe masculin de 34 et 24 ans.

Placés en convalescence, ces malades devront retrouver la vue dans les prochaines heures. Les griffons implantés sont importés des Etats-Unis d’Amériques par l’Institut Pasteur, seul autorisé à effectuer ce genre de transaction des organes humains. Ils sont prélevés des donneurs cadavériques. Le coût d’un seul greffon s’élève à 16 millions de centimes, nous a révélés le directeur général du CHU Nedir, le Dr Mansouri.

 » L’ensemble des coûts inhérents aux opérations de la greffe de la cornée y compris le griffon, sont supportés par l’hôpital. La gratuité des soins est toujours en vigueur dans notre pays, donc le malade n’a rien à payer « , a tenu à préciser le DG.

Ce dernier nous fera savoir qu’une liste de malades à griffer est officiellement établie. Ils seront tous opérés par l’équipe d’ophtalmologistes du CHU de Tizi-Ouzou qui en compte six spécialistes.

Le service d’ophtalmologie que nous avons visité samedi en dehors du circuit officiel (notre déplacement au Beloua était, pour ainsi dire, strictement privée) a été entièrement rénové. Les salles d’hospitalisation n’ont rien à envier à celles des hôpitaux européens. Les 36 lits que compte ce service sont flambant neuf et équipés de lingerie de luxe. La propreté des lieux, doit-on l’avouer, est irréprochable.

Lors des travaux d’aménagement, l’architecture intérieure du service a été entièrement modifiée pour répondre aux standards internationaux en la matière, à en croire un technicien de la santé que nous avons rencontré sur les lieux, occupé avec ses collègues du service à mettre en œuvre les retouches finales de l’équipement d’hospitalisation et de l’administration. Hier, lors de notre bref entretien avec le directeur général de l’hôpital sur l’événement de la greffe de la cornée, nous étions informé que cet agencement aura coûté 2 milliards de centimes.

Quand aux équipements, ils sont d’une valeur totale de 7 milliards de centimes. Leur acquisition s’est faite durant ce second semestre, excepté le matériel traitant de la cataracte (Opacification partielle ou totale du cristallin, due à l’altération du métabolisme des fibres et responsable d’une baisse progressive de la vision) qui devra être réceptionnés la semaine prochaine, à en croire le Dr Mansouri. Ce genre d’opération sera effectué, dès lors, à l’aide du nouveau matériel de très haute précision, sans que le malade ne subisse une chirurgie. Autrement dit, c’est le système laser qui sera mis en pratique désormais pour traiter la cataracte.

Les opérations de réfection et de rééquipement de l’ensemble des services du CHU Nedir ont atteint ces derniers mois leur vitesse de croisière.

Ainsi, après le réaménagement total de la clinique de la maternité Sebihi durant l’exercice courant mais aussi des services de néphrologie et de la chirurgie générale, c’était au tour de celui de l’ophtalmologie qui subira une mutation très appréciable permettant ainsi au personnel de ce service d’évoluer dans des conditions très favorables. Les malades, qui ont toujours soufferts par manque de moyens et d’espace, seront désormais bien pris en charge sur tous les niveaux, sans y être forcés à “quémander” un lit dans les hôpitaux de la capitale.

M.A.T

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