Pour celles qui habitent Ath H’niche ou encore Kalous, c’est un véritable calvaire.
Pourtant, le centre de santé de Frikat a bénéficié, en parallèle, d’une maternité rurale depuis le début des années 90. Si aujourd’hui, le centre de santé rend quand-même des services aux patientes de cette municipalité, la maternité n’est pas opérationnelle.
“Elle a été dotée de tout le matériel. Restée close jusqu’à l’avènement du terrorisme, l’ancien directeur du secteur sanitaire de Draâ El Mizan avait ordonné l’enlèvement du matériel pour des raisons de sécurité”, nous a déclaré un responsable local. Depuis, avons-nous appris, les citoyens n’ont cessé de demander la mise en service de la maternité. “A chaque fois, on nous répond qu’elle n’était pas rentable et qu’il n’y avait pas beaucoup de naissances”, nous a dit un candidat aux élections communales de novembre dernier. “C’est faux !”, a rétorqué un autre intervenant. En tout cas, les autorités locales, à leur tête l’actuel maire, Amar Arib, ne ménagent guère leurs efforts pour sa mise en service. Quant au centre de santé, il fonctionne tout de même de manière normale : consultations générales et extractions de dents assurées ainsi que les autres actes de soins, telles les injections et les pansements. L’espacement de naissances et les maladies infantiles sont également suivis sur place. Le médecin s’occupe aussi de l’UDS. Les citoyens de Frikat ne demandent que l’ouverture de cette maternité. “Combien pour accoucher dans une clinique privée ?”, s’interroge ce futur père. Tandis que les dangers encourus par les patientes au cours de leur évacuation vers les hôpitaux de Boghni et de Draâ El Mizan, sont nombreux. Pouvant aller même au pire. Cette région est dépourvue de praticiens privés. Pour un autre citoyen, l’affectation d’un gynécologue est indispensable car on ne peut faire fonctionner un tel service avec seulement des sages-femmes. Une autre maternité de ce type à M’kira : autre commune déshéritée, n’est non plus pas opérationnelle.
Amar Ouramdane
