La Dépêche de Kabylie

Le mauvais temps perturbe la saison oléicole

La saison oléicole qui a débuté en octobre dernier, a été perturbée par le climat très instable, notamment le froid glacial de ces derniers jours. Les oléiculteurs et autres habitants guettent la moindre accalmie pour se rendre sur leurs champs pour la cueillette de l’olive très prisé pour ces multiples vertus médicales et alimentaires. Dès que vous quittez Bouira en direction de M’chedallah, le constat est le même : des groupes de familles entières en train de ramasser les olives à côté d’un feu de camp. La récolte est très difficile dans les zones de montagnes tels Takerboust, Ivehlal… où les familles transportés à dos de mulets ou à pied font plusieurs kilomètres pour arriver à leurs plantations, munis de leur nourriture qu’ils réchaufferont à midi ; ils ne rentreront qu’à la tombée de la nuit, ramenant avec eux les olives cueillies. Parfois, ils font plusieurs aller et retours à longueur de journée pour déplacer les quantités d’olives, cueillies, sur les dos des mulets et ânes, surtout lors d’une « touiza » où l’on fait appel à des proches et amis pour cueillir le maximum et gagner du temps, chose très fréquente dans la région. Les huileries réservent des espaces pour chaque famille pour ne pas mélanger les amas d’olives en attendant leur tri. La récolte cette année s’annonce mitigée, selon les régions ; la grêle et le vent d’octobre dernier n’ont pas arrangé les choses, contrairement aux prévisions de la DSA de Bouira qui parle d’une production record ; toutefois, c’est le prix du litre d’huile d’olive qui risque de connaître une hausse. Aujourd’hui son prix est fixé entre 220 et 300 DA.

R. B.

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