l Les transporteurs assurant la ligne Aïn Turk-Bouira, au nombre de 18, ont observé trois jours de grève pour attirer l’attention des responsables de la Direction des transports, les autorités civiles et militaires de la wilaya de Bouira sur leurs conditions de travail très difficiles. Les concernés, dans une requête, interpellent les responsables sus-cités sur l’urgence de l’application de leurs engagements donnés en marge de la rencontre les ayant regroupé. Citant, entre autres revendications, l’arrêt de l’anarchie qui règne les jours marché à bestiaux et de celui des véhicules les vendredi, samedi et jours lundi où les transporteurs se retrouvent bloqués avec leurs passagers, particulièrement entre 6 et 8 h du matin, soit avant l’arrivée des services de sécurité. Ils revendiquent également la baisse des impôts, sachant que les véhicules utilisés sont loin d’être neufs, donc engendrant des dépenses diverses, réparations et contrôles réguliers prix de l’essence ainsi que d’autres frais et charges. Ils citent aussi le prix des places : 15 DA prix resté inchangé depuis les années 90, un tarif bien en deçà de leurs charges, son augmentation est donc de ce fait plus qu’une nécessité. Ils demandent de bénéficier d’un arrêt à Harkat et d’interdire aux autres transporteurs des autres lignes de leur « chiper » leurs voyageurs…. Les protestataires attendent toujours une réponse favorable à leurs doléances et menacent de revenir à la charge avec une autre action de grève dans les jours à venir.
R. B.
