Occupant une ancienne bâtisse au bord de la mer, au 42 rue Zemouri Boumediene à Bologhine, sept familles locataires, dont celle de Mme Bouguerra, ne savent pas à quelle autorité s’adresser afin de résoudre leur problème de logement, qui dure depuis plus de vingt ans.
Mme Ait Ali, veuve Bouguerra, que nous avons rencontré, se plaint de la vétusté du bâtiment qu’elle occupe avec d’autres familles. Elle affirme que la bâtisse, « classée au rouge lors de la crue de Bab El-Oued et du séisme de 2003, risque de s’effondrer à tout moment ». Pour cette mère de famille, victime du terrorisme, la solution réside dans leur relogement.
Elle a souligné, par ailleurs, que son mari, commerçant de son état, a été égorgé par des terroristes à Notre-Dame. Un de ses fils a été, lui aussi assassiné par les groupes armés, tandis que, son jeune fils a été blessé à Aïn Defla en 2001, alors qu’il n’avait que 13 ans.
Mme Bouguerra s’interroge sur le comment de l’abandon de ces sept familles qui risquent non seulement, de se retrouver, du jour au lendemain, sans toits, mais de trouver la mort, alors qu’elles ont déjà échappé, par le passé, à ce tragique destin.
D’autre part, Mme Bouguerra a indiqué que tous les recours adressés à l’APC de Bologhine, « depuis 1998 sont restés lettre morte ». Le calvaire que vivent ces familles s’intensifie lors de chaque saison hivernale. Elles attendent un geste des autorités concernées. Leur relogement constitue l’unique solution. Il mettra fin à leur calvaire, et peut-être même une éventuelle mort sous les décombres.
M. Mouloudj
