Un réseau électrique en “toile d’araignée”

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Sonelgaz est encore une fois sur le banc des accusés. Cette fois-ci, c’est non point en raison des coupures itératives ou des factures trop salées mais c’est bien pour ces pylônes maladroitement implantés ça et là, engendrant ainsi d’énormes tracas pour l’urbanisation et ternissant également le décor des villes et villages. En effet, certains villages électrifiés à la hâte en 1992 à la suite d’une forte pression- occupation du siège de l’APC par la population- vivent aujourd’hui de multiples contraintes générées par ces poteaux électriques, soit pour les besoins de la construction, soit encore pour l’élargissement des chemins et routes.

Il est utile de préciser que quelques pylônes sont implantés à même les trottoirs et chaussées empêchant du coup toute velléité de viabilisation ou d’extension urbain, particulièrement dans certains villages tels Ait-Zaïm, Ghendoussa, Bouhamdoune… L’exemple le plus frappant est celui du chef-lieu communal où ces fils électriques de moyennes et de basses tensions constituent une véritable “toile d’araignée”. Pis encore pour le transfert d’un pylône : Sonelgaz exige des sommes faramineuses qu’aucun ménage ne pourrait prendre en charge pour s’en débarrasser. Certaines bâtisses “frôlent” même ces fils électriques, passant à quelques centimètres des balcons et fenêtres créant ainsi de réels dangers d’électrocution pour les citoyens. Aujourd’hui, les habitants ne cessent de préconiser la solution souterraine, particulièrement au niveau des petites villes de Souk El Khemis et de Souk El Ténine (Chefs-lieux communaux), lesquelles, sont contraintes, pour les besoins de leur urbanisation “d’enterrer” les fils les plus embarrassants et les plus dangereux.

Idir Lounès

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