Faible production oléicole

Partager

l Les habitants de la région d’Ath Laâziz (10 km au nord du chef-lieu de la wilaya de Bouira) sont en colère car cette année la production oléicole a été en deçà des prévisions établies. Mais cela n’est pas nouveau puisqu’ il y a presque cinq ans la production oléicole dans ladite commune était jugée très insuffisante.

La négligence des propriétaires des oliveraies et les dernières intempéries (2004) qui ont fait, pour rappel, des dégâts importants sont derrière ce faible taux de production. Selon Djamel Bourahla, l’un des propriétaire des huileries à Ath Laâziz,

« le rendement se situe autour de 16 à 17 litres par quintal ”, selon les dires de quelques agriculteurs, la situation est imputée «aux changements climatiques et à la vieillesse des oliveraies, comme ils confirment leur négligence de cultiver leurs champs. L’un d’entre eux rencontré dans une huilerie révèlera : « Les aléas climatiques et la vieillesse des oliveraies ont eu de lourdes conséquences sur la production ”, et il préfère nous expliquer la situation par un poème de Lounis Addunit atezi a thsek a nouva ». Dans les années 70 la production dépassait allégrement les 30 litres par quintal et il n’y avait pas ces huileries modernes Et comme la commune d’Ath Laâziz est constituée d’un relief montagneux, cela empêche aussi les habitants de procéder à de nouvelles plantations, et la production est en constante régression.

Il est utile de souligner que tous les oliviers existants sont plus que centenaires, ce qui engendre la chute considérable des olives avant terme tout comme la méthode archaïque de cueillette se répercute négativement sur le rendement des oliviers. La meilleure méthode de récolter les olives c’est d’utiliser une gaule car seule cette longue perche permet de « traquer » les olives dans les endroits les plus inaccessibles.

Ajoutons le fléau du vol d’olive qui prend de l’ampleur dans la région d’Ath Laâziz.

Il y a aussi le danger de grimper aux arbres car non seulement les chutes graves sont légion mais parfois “ impardonnables ”.

Et face à l’augmentation quotidienne des produits alimentaires, les montagnards n’ont que le choix de cultiver leurs champs, et un retour à la nature

(élevage et autres …) n’est pas un fait à écarter…

A. F.

Partager