Une gare routière à l’entrée de Djemaâ Saharidj

Comment régler la circulation lorsque l’on fait face à des fourgons et des bus stationnés des deux côtés, leurs portières béantes accueillant les voyageurs, au mépris de toute considération sécuritaire, la chaussée demeurant à la disposition de tous les véhicules de passage, que ce soient les particuliers, les taxis, les tracteurs, les camions ou les semi-remorques ? Une véritable gare routière régie par une anarchie indescriptible.

Que dire de ce lieu lorsque l’on remarque le trafic de plus en plus important et la pagaille qui y règne, surtout lorsque les lycéens, les collégiens et les écoliers s’y retrouvent, les premiers et les seconds pour prendre place dans leurs bus respectifs afin de rentrer chez eux des kilomètres plus loin, les derniers pour rejoindre leur domicile, chacun d’eux zigzaguant entre les voitures avec tous les risques que cela comporte ! Sans oublier les adultes qui se rendent ou rentrent de leur travail !

Et on circule vers la droite et l’on circule vers la gauche, se bousculant, se croisant ou se suivant dans toutes les directions possibles ! Les cartables côtoient les serviettes, les paniers et les couffins se confondent avec les sacs en plastique.

Quand donc pensera-t-on à instaurer un lieu de stationnement pour les fourgons et les bus de transport, surtout que les espaces ne manquent pas de part et d’autres de ce carrefour où une catastrophe est à craindre. Inutile d’user du klaxon ou du signal code-phare! Nul ne vous voit et nul ne vous entend ; c’est le domaine des sourds et des aveugles, chacun n’entendant que la sirène, du foyer et ne voyant que le chemin le plus proche pour s’y rendre avant la tombée de la nuit. Il suffirait de prendre la bonne décision, de l’instaurer et s’il le faut, de l’imposer afin de préserver des vies humaines. Créer un lieu pour les fourgons, un autre pour les bus, un troisième pour les fourgons de transit, cela résorberait le risque encouru chaque jour par des citoyens astreints à la fréquentation de ces lieux par leurs obligations. Il ne suffit pas d’accéder au fauteuil électoral, il faudrait assumer les responsabilités intrinsèques et surtout agir avant qu’il ne soit trop tard !

Sofiane Mecherri