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Revêtement des chemins vicinaux, la récurrente revendication…

En effet, entre autres préoccupations de la collectivité locale à Maâtkas, c’est incontestablement ces dizaines de kilomètres de chemins vicinaux qui attendent un revêtement bitumineux. Pour l’heure, tous les efforts consentis par l’APC dans ce chapitre précisément n’ont pu atténuer les préoccupations, somme toutes légitimes de beaucoup de villageois.

L’insuffisance des crédits PCD alloués aux municipalités, particulièrement celles surpeuplée et abritant plusieurs villages, telle la commune de Maâtkas, est pour beaucoup dans le retard accusé pour ces chantiers de revêtement bitumineux des chemins vicinaux. Les villages Adjaba, Bouhamdoune, Cheuyrfa, Aït Moh Oussaïd, Takblit, Ath Moh Daki, Ighil Takioine, Aït Ali, etc, sont parmi ceux dont les chemins qui les desservent restent toujours à l’état de pistes… et quelles pistes ! Il convient de souligner que la Direction des travaux publics ne prend en charge que les routes nationales et les chemins de wilaya ; très rarement ceux intercommunaux ou les CW.

C’est précisément pour cette raison que les APC trouvent toutes les peines du monde, avec leurs maigres budgets, à satisfaire tous les villages.

En somme, il est aujourd’hui impératif pour les pouvoirs publics, toutes autorités confondues, de se pencher sur ce problème sérieux et tenter de le résoudre pour permettre un développement local rationnel et éviter, du coup, l’exode rural, car faudrait-il le rappeler, certains hameaux ne sont même pas désenclavés et ils ne sont accessibles que par des sentiers abrupts.

…Et tension dans le secteur de l’immobilier

Une petite virée dans ces deux petites coquettes villes nous renseigne sur le nombre important des projets immobiliers. En matière d’investissement local, tout le monde est unanime a affirmer que c’est le créneau du bâtiment (public et privé) qui détrône tous les autres secteurs, y compris l’agriculture. Pourtant, tout récemment, arrivait en tête pour le nombre d’emplois que ce secteur primaire a pu créer.

En effet, nonobstant le déficit foncier urbanisable qui caractérise toute la circonscription de Maâtkas, plus particulièrement ses deux chefs-lieux communaux (Souk El Ténine et Souk El Khemis), il n’en demeure pas moins que depuis quelques mois. Souk El Khemis est en passe de devenir un “grand chantier” de par les gigantesques projets en cours de réalisation. Une petite virée dans ces deux petites coquettes villes nous renseigne aussi sur le nombre important des chantiers immobiliers.

Ainsi, nous y avons comptabilisé, pas moins de vingt et un chantiers rien que dans les centres villes. Que de jeunes ont pu se renconvertir en maçons, ferrailleurs, coffreurs… après avoir essuyé des échecs professionnels dans d’autres secteurs.

En outre, il faut souligner que ce marché juteux est encouragé particulièrement par les prix de location très rentable pour les propriétaires : un simple local de 20 m2 est loué à 10 000 DA/mois.

Ce n’est certainement pas fortuit si des particuliers se mettent à construire de véritables “drugstores” avec plusieurs locaux commerciaux dont une bonne partie se trouve déjà “retenue”. En somme, Souk El Khemis, mais également Souk El Ténine sont appelés à devenir d’ici une décennie de véritables pôles commerciaux, à se fier à ce taux d’urbanisation qui ne cesse d’aller crescendo. C’est dire que le secteur du bâtiment a pu supplanter tous les autres secteurs de l’économie local en matière d’investissements, et par ricochet, en matière de création de richesses et d’emplois.

Idir Lounès

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