l L’énorme hangar, visible juste à l’entrée de l’ex-zone « industrielle » à Aboudidi, à l’est de la ville édifiée dans les années 80 pour servir de souk el fellah durant ces années-là est transformée ces derniers mois, au grand dam des habitants de cette zone, en un immense parking à engins et autres matériaux. Cases, camions-bennes et autres matériels réformés et même des matériaux de construction et objets hétéroclites sont actuellement entreposés pêle-mêle dans cet endroit, avons-nous constaté lors de notre passage. Un citoyen d’Aboudid, a dit que ce « cimetière de ferraille » appartiendrait à un entrepreneur de la région qui a pris possession des lieux avec le « clin-d’œil » des autorités municipales. Cet édifice, qui a coûté des sommes faramineuses à l’Etat aurait pu— à l’instar d’autres hangars abandonnés tels « Eniem, Sonaric, Sovaric… — apporter une harmonie dans un autre domaine, notamment en les attribuant aux jeunes chômeurs, d’autant plus, ajoute notre interlocuteur, que la localité ne finit pas de subir les avatars du sous-développement. En effet, ces projets commerciaux, qui n’ont malheureusement jamais été pris en charge d’une manière sérieuse dénoncent incontestablement l’improvisation dans cette région, la médiocrité de ses gestionnaires se succédant à la municipalité et la limite chaotique d’un système économique local. Résultat, : Larbaâ Nath Irathen vit dans la sujetion, une pauvreté accentuée par le bricolage aléatoire qui franchit majestueusement les
60 %. Qui en assume la responsablilité ?
S. K. S.