L’exécutif de l’Assemblée populaire communale n’est pas encore installé un mois après les élections locales du vingt-neuf novembre dernier. La formation de cette instance butte à des problèmes au sein de l’assemblée. Si le maire issu de la majorité relative remportée par le FFS avec cinq sièges sur les onze que compte cette APC, les autres vices-présidents ne le sont pas encore de manière officielle. Pour cela, il est utile d’en rappeler toute la genèse. D’abord, il faudra dire que la première tentative a échoué. Réunis lors de la première délibération, les onze élus ne se sont pas entendus sur la composition de l’exécutif. Après discussions de l’ordre du jour, la maire a présenté son bureau exécutif : M. Ahcène Mansouri (premier vice-président), M. Saïd Dahmani (deuxième vice-président) et M. Rabah Chemloul (premier vice-président). Le vote à main levée a donné cinq voix pour et six voix contre.
La coalition formée par les élus des partis FLN (2 élus), PT (2 élus) et RCD (2 élus) n’est pas satisfaite de ce partage. D’ailleurs, en lisant le pacte signé par les six élus, M. Rabah Hassani du PT l’a dit clairement : « Avec 56% des voix que nous avons récoltés, nous demandons une gestion collégiale ». En d’autres termes, chacun de ces trois partis exige une vice-présidence. Demande rejetée dans le fond et dans la forme par les élus du FFS. « Dans ce cas, notre maire sera en minorité. C’est anti-démocratique », avait répondu un élu du parti d’Aït Ahmed. Depuis, on croit savoir par la vox populi que les contacts ont eu lieu, mais l’issue n’est pas encore trouvée.
Car, chacune des deux parties campe sur ses positions. « Nous étions convoqués pour une deuxième fois. Mais le maire nous sort un autre ordre du jour, à savoir la préparation des PCD. Chose qu’on ne peut pas faire dans l’immédiat, quand on sait que l’exécutif n’est pas encore installé. Nous attendons que le P/APC nous appelle pour une autre délibération. Pour nous, la décision prise lors de la première est caduque. Un exécutif ne peut être effectif si le nombre de voix qu’il a rejetées est plus grand. C’est la voix de la majorité qui compte », nous a expliqué un membre de l’alliance des six. Pour un autre élu, tout retard dans l’installation de l’exécutif des commissions permanentes compromet beaucoup de choses. Finalement, le code communal en vigueur doit être revu de fond en comble afin de permettre aux assemblées élus de travailler sereinement car, aujourd’hui, nombreuses sont les situations qui mèneraient directement au blocage et qui ne sont pas prévues dans ce code devenu obsolète après dix-sept ans d’application.
Amar Ouramdane
