Réorganisation du secteur sanitaire

Ainsi, outre l’hôpital qui prend la nouvelle dénomination de EPH (établissement public hospitalier), deux EPSP (Etablissement public de santé de proximité), viennent de voir le jour. La première avec pour siège la polyclinique d’Iferhounène aura à gérer trois sous-secteurs que sont Aïn El Hammam, Iferhounène et Akbil. Ce qui représente un ensemble de vingt-cinq unités de soins et cinq polycliniques. Le second établissement s’est installé au niveau de la polyclinique des Ouacifs. Il peut être considéré comme l’un des plus importants EPSP de la wilaya, puisque en plus de sa grande consistance physique, il regroupe quarante-trois unités de soins et neuf polycliniques.

Son territoire s’étale de Béni Yenni, lequel dépendait auparavant de Larbaâ Nath Irathen à Tizi n’Tleta dans la daïra de Boghni. Les directeurs des deux unités en question sont en poste depuis quelques jours, et s’appliquent à mettre sur rails leurs structures. Cependant, il y a lieu de noter que même si le personnel nécessaire au fonctionnement des EPSP est déjà en place, les locaux devant abriter tous les services administratifs, ne sont pas entièrement prêts pour le moment. Nous en voulons pour preuve, les travaux d’aménagement qui s’y déroulent en ce moment. Par ailleurs, il faut noter que ces établissements de proximité qui seront dotés d’une autonomie totale, seront constitués de polycliniques et de salles de soins et qu’ils auront pour missions de dispenser des soins de proximité, d’assurer les consultations médicales, la prévention et autres. Ce qui permettra de décharger l’hôpital d’un fardeau difficile à gérer. Ce dernier devait, dans un passé récent, faire face aux soins d’une population estimée à plus de 125 000 habitants, disséminés à travers la daïra des Ouacifs, de Aïn El Hammam et d’Iferhounène.

Avec la nouvelle organisation, il ne s’occupera plus que des tâches limitées au « curatif », tels le diagnostic, l’exploration et l’hospitalisation. Il faut porter à la connaissance du public que la commune de Aïn El Hammam dépendra, désormais, de l’EPSP d’Iferhounène. Notons aussi, pour dissiper l’inquiétude de la population, que cette nouvelle organisation est purement administrative et qu’en matière de soins, les malades continueront à se rendre comme d’habitude aux unités de soins les plus proches de leur résidence… De notre entretien avec Mohand-Arezki Sid, le directeur de l’hôpital de Aïn El Hammam, il ressort que les secteurs sanitaires ont pris toutes les dispositions nécessaires pour le fonctionnement de ces établissements.

Ce qui ne veut nullement dire que des difficultés ne manqueraient pas d’apparaître tant que le personnel recruté ne sera pas habitué à ses nouvelles tâches. Espérons que dans tout ce mouvement, les EPSP prodigueront effectivement des soins de qualité, comme on nous l’a laissé croire.

Nacer B