Une salle omnisports réduite à néant après la neige de 2005, un seul terrain de football et une seule maison de jeunes. Cette dernière, (l’ex-FAJ) baptisée au nom de Mansouri Arezki, est mythique, car il faudra le dire : tous les artistes de la région, dont Chenoud, sont passés par là, sans oublier tous les autres. Toutes les activités et autres commémorations des fêtes nationales et locales sont centralisées dans cet endroit bien qu’il soit situé à la lisière de la ville. C’est encore un lieu de rencontres pour les élèves des lycées préparant leur bac afin de réviser en groupes. En fait, un lieu de convivialité. Au fil des temps, par manque d’entretien, il a subi de nombreuses dégradations. Les différents responsables qui se sont succédé à la tête de cette infrastructure ô combien spacieuse n’ont pas hésité à demander sa restauration. Enfin, une enveloppe de plusieurs millions de centimes lui a été dégagée. Dernièrement, nous avons fait une virée sur les lieux. C’est un véritable chantier. En dépit de ces travaux, les activités continuent même si elles sont freinées quelque peu. « L’essentiel est que cette infrastructure prenne un nouveau look. Je pense aussi qu’elle sera dotée de toutes les commodités : « Eau courante, chauffage et climatisation », nous a dit un encadreur rencontré sur place. La maison de jeunes Arezki Mansouri est composée de plusieurs salles dont une est utilisée comme salle de conférences et d’une cour spacieuse qui sert de terrain pour le jeu de pétanque. Certes, cette maison de jeunes est un atout pour toute cette jeunesse, mais beaucoup d’autres voient que Draâ El Mizan a besoin d’un centre culturel au centre-ville. Rappelons qu’il y a quelques années une pétition a été lancée pour demander le transfert de l’ex-tribunal au profit de la jeunesse. « C’est le lieu idéal pour une telle infrastructure. Il est situé au centre-ville, puis à proximité des lycées et des collèges », nous avait déclaré un jeune rencontré sur la terrasse du café de l’avenir. Malheureusement, après le séisme de mai 2003, ce tribunal a été touché, puis réformé. Mais aujourd’hui, faut-il le signaler, cette bâtisse, qui s’étend sur plus de deux mille mètres carrés, présente un décor des plus désolants au centre-ville. « On dirait une relique du passé, » ironise un autre jeune. Et de se demander: « Pourquoi n’est-elle pas démolie ? ». Effectivement, ces jeunes ont raison de raisonner de la sorte parce que ce site stratégique pourra servir de bibliothèque, de salle de conférences, d’un musée et autres annexes. A Draâ El Mizan, depuis la fermeture de la salle de cinéma le Maghreb, il n’y a aucun autre lieu pour tenir une conférence. Le mouvement associatif réclame ce site. En attendant, le seul lieu qui attire les jeunes de la ville reste le siège de l’association culturelle Taneflit n tamazight bien que celui-ci soit trop vétuste.
Amar Ouramdane
