Célébration de la Journé nationale de l’artiste

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“Si le ciel a besoin des étoiles, les gens ne peuvent s’en passer des artistes”, disait Lounis Aït Menguellet. C’est sous cette optique qu’a été célébrée la Journée nationale de l’artiste, ce mercredi 8 juin, à la maison de la culture de Tizi Ouzou.Lors de cette journée, plusieurs activités ont été prévues en hommage aux artistes, Arab Abdelkrim, dit Krimo, comédien, le peintre Ray Slim, le chanteur Aouhid Youcef, le poète Slimane Belharet,ainsi que le regretté Mokdad Ahmed.A l’inauguration, le directeur de la maison de la Culture M. Ould Ali El Hadi, a rendu hommage aux artistes, soient-ils présents ou ceux qui ont quitté ce monde, qu’aucun n’a le droit d’oublier. Il réitère également son appel à tous les artistes de tous les horizons de se rapprocher de cette structure qui est la leur, et doit demeurer un espace de création et de convivialité.Durant toute la journée, la salle d’exposition, qui portera désormais le nom de feu Mohamed Zemirli, a brillé par l’exposition des œuvres de l’artiste, en présence de sa famille.Mohamed Zemirli, pour rappel, est né en 1909 à Tizi Ouzou. Très jeune, il quitta les bancs de l’école pour peindre afin de gagner sa vie. C’est à Alger, qu’il s’intéressa dès l’âge de 15 ans aux peintures de Mohamed Racim et aux autres artistes. Son premier tableau qui était une nature morte fut peint en 1930, avant d’adhérer à la “Société des artistes et des lettres d’Algérie”, et “des Artistes libres”. Autodidacte, Zemirli maîtrisait le français, l’arabe, l’espagnol et l’allemand.Il sera par la suite vice-président de la société Nord-africaine des artistes libres et organisateur de plusieurs exposions et rencontres. Et il participera à tant d’autres dans les quatre coins du monde. L’artiste est décédé le 9 décembre 1980 à Alger, et enterré dans sa ville natale.Un gala a eu lieu à 14 heures, dans la salle de spectacles avec plusieurs chanteurs, dont Aouhid Youcef qui a entonné les nouveaux et anciens succès, dont la célèbre “Ah a madame servi latay”, qu’il déclare avoir 42 ans maintenant. Abdelkader Chercham et El Hadi El Anka, le fils de El Hadj M’hamed El Anka, ont pour leur part, rendu hommage à leur ami Mokdad Ahmed dont le banjo a été exposé et a pris place dans une chaise à côté des chanteurs sus-cités.La chorale polyphonique de la maison de la Culture Mouloud-Mammeri, et la troupe de danse folklorique de Béni Yenni ont bercé l’assistance nombreuse, faite de toutes tranches d’âge. Le poète Slimane Belharat qui n’est pas à présenter, a par la force de son verbe, su captiver l’oreille tendue des présents.La célébration a vu la présence de plusieurs invités de marque à l’image du directeur de la Culture, le directeur du tourisme de la wilaya de Tizi Ouzou, ainsi que l’épouse du défunt Mokdad Ahmed à qui a été remis un cadeau de reconnaissance. D’autres cadeaux ont été remis également par la maison de la Culture à Aouhid Youcef et Slimane Belharet.Depuis la nomination de El Hadi Ould Ali, à la tête de cette institution, l’activité artistique et culturelle a eu un nouveau souffle. Les portes ont été grandes ouvertes aux artistes et créateurs.Quant l’artiste est revalorisé, l’espoir est sans doute sérieux.

Salem Amrane

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