La réalisation de ce projet prévu pour l’année 2007, quant à son déploiement enregistre un retard considérable. Ce conflit est dû selon des sources médiatiques à plusieurs raisons, entre autres, les nombreux retards cumulés par Gemalto et les disques durs des ordinateurs contenant des informations confidentielles sur des millions d’assurés ont été… volés. S’ajoute à cela, un autre imprévu, celui, de la société, gérant les fichiers informatiques du futur système « Chifa » qui vient d’être victime d’un vol à Alger. Outre ces raisons, selon la même source, un constat a été établi. A ce propos, la direction de la CNAS fait face aux contestations continues du groupe Sagem pour l’attribution du marché à son concurrent, en l’occurrence Gemalto. Ainsi, d’après le procès verbal de la Commission d’évaluation tenue le 21 janvier 2006, il s’est avéré que c’est bien l’offre de Sagem qui a pris la tête du classement avec 96,61 points, suivie de l’offre d’Axalto, depuis rachetée par Gemalto, avec 90,59 points et enfin celle d’Oberthur qui arrive loin derrière avec 72,02 points. Signalons que l’offre financière de Sagem est plus intéressante que celle de Gemalto, avec 13,59 millions d’euros, contre 16 millions d’euros. Ce n’est qu’ après quelques semaines, que les responsables du groupe français Sagem ont su que le projet de la carte à puce « Chifa » est confié à l’unique fournisseur Gemalto. L’affaire ayant été portée devant la justice par la société présumée lésée, le tribunal administratif d’Alger, a refusé d’y statuer invoquant son « incompétence » à rendre une décision dans ce dossier. Selon la même source médiatique, Sagem a indiqué que son groupe envisage de faire appel du jugement du tribunal administratif auprès du Conseil d’Etat. Signalons, qu’en dépit de ces litiges, la mise en service de la carte à puce « Chifa » devrait intervenir début 2008. Mais cette échéance a désormais de moins en moins de chance de voir le jour dans les délais requis.
Nabila B.