Terreur sur les villages

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Les forces de sécurité sont en alerte rouge. D’ailleurs, il nous a été donné de constater que les barrages militaires dressés sur les importants axes routiers de toute la wilaya ont multiplié les contrôles ainsi que les opérations de ratissage.

Ceci étant, les groupes terroristes qui écumaient les massifs forestiers par exemple du versant sud de Tizi-Ouzou, à savoir Boumahni, Ichiouache, Ighil Oumenchar ou encore d’Aït Yahia Moussa ont changé de stratégie. Acculés par les forces antiterroristes qui avaient asséné des coups au groupe de Boghni en éliminant au moins quatre de ses têtes dont l’“émir”, El Fassila, les éléments encore libres font des incursions dans les villages.

Selon des informations données par les villageois, les sbires de l’ex-GSPC exigent des citoyens de verser la zakat à l’approche de la fête de l’Achoura, une fête religieuse célébrée le dix du premier mois de l’année hégirenne. Ces incursions provoquent la terreur dans les villages. Nos sources nous ont dit, par ailleurs, qu’en raison de la multiplication des opérations militaires, les groupes se sont scindés en plusieurs sous-groupes pour ne pas être repérés.

Dans les commune d’Aït Yahia Moussa et de Draâ El-Mizan, à la veille de l’Aïd et des fêtes de fin d’année, au moins cinq incursions auraient été signalées. Du coup, certains axes routiers redoutés pour leur insécurité sont devenus des endroits où la peur fait son apparition dès 16h. Ainsi, après une brève accalmie, nombreux sont les transporteurs assurant par exemple la desserte de Tizi-Ouzou à Boghni ou à Draâ El-Mizan refusant d’emprunter le CW 128 ou la RN 25. “Impossible de trouver un bus ou un taxi pour voyager après 16h notamment le mercredi soir”, nous a déclaré un étudiant de Boghni. Dans les villages, à partir de 18h, personne ne sort. “C’est la psychose”, a ajouté un autre interlocuteur. En tout cas, la vigilance est de mise

A. Mohamed

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