l « Le tribunal de Drâa El Mizan vient, contre toute attente, de retenir la dérisoire peine de huit mois de prison dans l’affaire de tentative d’assassinat ayant ciblé Bélaïd Abrika le 30 novembre 2006 aux Ouadhias… « . C’est en ces termes que la Coordination des archs, communes et daïras (CADC) de Tizi Ouzou a commenté ce nouveau rebondissement dans cette affaire qui, rappelons-le, a fait beaucoup du bruit quant aux motivations réelles des auteurs du forfait. Dans une déclaration rendue publique hier, la CADC parait d’autant plus « déçue » que « des éléments nouveaux, venus à point nommé corroborer les faits et mettre la lumière sur cette ignoble machination meurtrière (… ) n’ont pas été pris en compte par la justice… « . La CADC qui s’insurge contre le classement de cette affaire dans le cadre des « faits divers » s’appuie sur « les fracassantes révélations que vient de faire un comparse impliqué dans cette affaire (… ) sur l’implication d’un officier, au moins du corps de la gendarmerie ». De fait, les Archs persistent à revendiquer le caractère strictement politique de cette affaire puisque, écrivent-ils, » il s’agissait de mettre à exécution un assassinat politique pour annihiler l’idéal du changement porté par un mouvement populaire… « . Pour finir, la CADC, qui n’a pas raté l’occasion de dénoncer, encore une fois, l’instrumentalisation de la justice, a catégoriquement rejeté ce verdict « pondu sous couvert d’un simulacre de procès ». Les Archs réclament également la protection du témoin-clé de l’affaire ainsi que la reclassification du dossier jugé en correctionnelle et son renvoi à la chambre en criminelle.
O. Benmohamed.