l Yennayer, au village d’Ath Khelifa dans la commune d’Ath Bouyoucef, ne se fête pas dans les foyers, seulement par le sacrifice d’un coq. Tous les habitants, acteurs ou spectateurs y participent grâce à l’association culturelle locale, « Assirem ». Cette année les festivités qui durent trois jours, ont commencé dès mercredi, après-midi, dans la salle polyvalente. Nous y découvrons, outre l’exposition murale comportant des articles de presse et autres documents téléchargés sur Internet, des objets kabyles anciens. cela va des ikoufan, à « Azzetta » (métier à tisser), en passant par « Thassirth », le moulin à grains en pierre, la belle vieille charrue tirée par les bœufs, jusqu’aux ustensiles ménagers traditionnels. Ce qui attire le plus l’attention c’est ce grand plat « tharbouth » permettant de rouler le couscous qui daterait, d’après Cherif de 1837. La journée du jeudi a été réservée aux « femmes » que ce soit pour la visite de l’exposition que pour la pièce de théâtre « errif el canoun », jouée par des jeunes de l’association. A partir de dix-sept heures, le local revient aux hommes qui assisterons à une conférence donnée par un poète du village. Les festivités ne seront closes que vendredi, par des finales de tennis de table de jeux d’échecs et d’athlétisme. Cherif notre interlocuteur, un membre actif de l’association, espère qu’ « un jour Yennayer sera déclaré jour férié et fêté à l’échelle nationale ».
Nacer B.
