La Dépêche de Kabylie : Retracez à nos lecteurs votre parcours dans le cinéma, voulez-vous ?
A. A. B. Salem : ça a démarré avec Machaho de B. Hadjadj qui m’a fait découvrir le cinéma puis, La montagne de Baya de Azzedine Heddour. En tout j’ai participé à 7 films : Mariage par annonce de A. Mehmel ; Si Muh U M’hand l’insoumis de B. Ben Ali Ali ; l’ennemi intime de F. Emilio Siri ; Mimezrane la fille aux tresses) de A. Mezaoui. Mon premier rôle est dans le film Arezki l’indigène. Aussi, j’ai participé à la coréalisation d’un documentaire sur mon village.
Avez-vous fait une formation cinématographique ?
Non. C’est une histoire de don : depuis mon enfance, j’ai eu la chance d’avoir cotôyé de grands noms du cinéma algérien et internationale. Quand l’occasion s’est présentée avec Machaho, j’ai sauté sans hésitation. C’était le début d’une aventure.
Ce qui veut dire que vous êtes ambitieux…?
Ah ! ça oui. C’est mon rêve le plus cher, allez le plus loin possible. Je ne ménagerai aucun effort pour y arriver; pour peu qu’il y ait des productions et que l’on me sollicite, bien sûr.
Aviez-vous participé à une édition du Festival du film amazigh par le passé ?
Hélas ! Non. C’est la première fois. Mon travail ne me permet pas d’être libre suffisamment pour y participer et, l’occasion de la présence du film Arezki, L’indigène dans la compétition, justifie ma présence.
Vous incarnez un personnage : A. L’Bachir, un personnage de marque, un symbole…
Quand j’ai eu l’honneur d’être choisi par Djamel Bendedouche pour incarner A. L’Bachir, j’avoue avoir eu des doutes, éprouvé de l’angoisse de ne pas être à la hauteur de la confiance placée en moi ; l’angoisse et le doute se sont vite dissipés.
Le rôle principal que j’ai assimilé a aussi une responsabilité, dans tout ça
La joie de jouer et la complicité qui s’est vite installée entre le réalisateur et moi, m’ont rassuré. C’est ce qui m’a procuré de l’enthousiasme et de la détermination.
Avez-vous des projets de films… ?
Des contacts informels ont été établis avec une réalisatrice américaine pour jouer dans un film en anglais Out 07 silence. Je ne peux pas en dire plus pour l’instant. Ici, chez nous; …il n’y a rien, que des promesses… savourons Arezki, l’indigène et Mimezrane et puis on verra. On est en attente de propositions. Au cours de ce colloque, il a été question de l’importance que revêt l’image en évoquant la partie sensible de l’histoire commune entre l’Algérie et la France. Par ailleurs, les évènements du 11 Décembre 1961, la loi du 23 février 2005, relative à la colonisation ont accaparé le débat.
A. K.