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L’éclairage public de la discorde

Des riverains au nombre de sept, sont reliés à la réalisation du projet initié en 1981 d’une ligne générale passant à travers champs avec un fil à deux sections, dépassant 100 mètres de long et traversant une maison d’habitation et un jardin, faisant ainsi planer des risques sur les habitants. Ces riverains subissent au quotidien des chutes de courant quasi-permanentes. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en hiver comme en été, notamment en début de soirée, ils n’ont pas le droit aux informations sur le petit écran ou de destresser face à un film ou un match, les téléviseurs ne fonctionnant qu’avec le son et sans images, les ordinateurs rebotent souvent. Plusieurs appareils électriques ont été ainsi endommagés, témoignent ces riverains, qui ne savent à quel saint se vouer pour que leur problème soit pris en charge par les pouvoirs publics ou Sonelgaz à laquelle ils payent régulièrement leurs factures. Ces riverains las de prendre leur mal en patience ont formulé une demande auprès de l’APC afin de les épauler auprès de Sonelgaz pour l’installation d’une ligne électrique sur cette route, ce qui permettrait d’une part le branchement des foyers souffrant de ces chutes de tensions récurrentes avec pour chacun une ligne individuelle et d’autre part pourvoir en éclairage public cette route, reliant deux grandes agglomérations très fréquentées d’ailleurs. L’APC pour noyer le poisson au lieu de répondre aux doléances des plaignants, n’a pas trouvé mieux que de pourvoir en éclairage public trois habitations situées au milieu de cette route au détriment d’une vingtaine de foyers. Selon un adjoint maire sortant, cette ligne aurait été réalisée avec du matériel de récupération. Les fils utilisés traînaient dans le parc de la municipalité pendant des années et les poteaux téléphoniques récupérés après une longue utilisation, ne répondent plus aux normes de sécurité. L’un des habitants craignant des électrocutions par des fils passant aux abords de sa terrasse a carrément déterré le poteau mis en cause. Cela étant, la question que tout le monde se pose est la suivante : Pourquoi Sonelgaz et l’APC de Seddouk ont-ils accepté de solutionner le problème de trois personnes, et ce avec une ligne faisant planant des risques sur les passants au lieu d’un projet, digne de ce nom apportant la solution aussi bien en courant normal pour les foyers souffrant terriblement des chutes de tension et en éclairage public pour une vingtaine de riverains. Avant que l’irréparable ne se produise, la municipalité et Sonelgaz doivent revoir leurs copies sur ce projet.

L. Beddar

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