Des richesses hors hydrocarbures sont-elles possibles ?

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l Les conditions actuelles de l’économie du pays dépendent uniquement d’une seule source de revenus en devises, à savoir, l’exploitation des ressources pétrolière et gazières. Des richesses qui sont appelées à disparaître dans 10, 20 ou 50 ans, quel que soit le terme.

La mondialisation aidant, cette échéance apparaît déjà comme courte, très courte même et surtout semée d’embûches. Car, il faut le savoir, les données ont complètement changé. Le marché mondial est en phase de perturbations générées par la flambée des prix du pétrole entre autres. Les données économiques et financières actuelles qui, même un tant soit peu sont favorable à l’Algérie, le gouvernement algérien ne doit surtout pas se faire d’illusions. Le baril à 100 ou même dépassant les 100 dollars, cela n’est en rien le résultat d’une politique économique, malgré la bonne santé financière du pays, bien au contraire, on ne doit pas sombrer dans la douce insouciance, ou nous dispenser de faire les efforts salvateurs et incontournables, pour bien faire office de cette manne financière importante. Il ne suffit pas de s’intégrer dans la mondialisation, un grand défi reste à relever ce sens. Une manière de positionner en Algérie dans l’échiquier économique mondial. Tous les pays ont, pratiquement pris le train de la mondialisation, car elle est la règle qui s’impose au monde entier et aucune nation ne peut se tenir à l’écart d’un processus universel, qu’elle soit acceptée, redoutée ou même critiquée. Elle n’empêche pas que chaque pays doit s’engager en mettant toutes ses ressources, ses capacités nationales, matérielles et humaines, comprises pour atteindre un tel objectif.

L’Algérie doit, en quelques décennies seulement, construire une nouvelle économie hors hydrocarbures. En se référant au Programme présidentiel en cours, c’est la seule et unique solution pour relever le défi de la mondialisation. Or, en relevant le défi de la mondialisation, cela prouve que l’Algérie a réussi à assurer son avenir. Un avenir maîtrisé et prometteur pour les générations futures.

En effet, pour l’Algérie, il n’ y a pas d’autre choix. Ce n’est pas une affaire politique ou idéologique. C’est avant tout un projet économique imposé par la structure de l’économie nationale. C’est-à-dire, par la structure du PIB et du commerce extérieur. A l’heure actuelle, le secteur des hydrocarbures contribue le plus, à côté de la dépense publique, à la croissance économique. Nos exportations sont représentées à hauteur de 98% par la vente des hydrocarbures. Sur un autre plan, les recettes budgétaires sont représentées essentiellement par 70%, de la fiscalité pétrolière. Ainsi, il apparaît clairement que sans les hydrocarbures, notre économie serait gravement fragilisée et le fonctionnement de l’Etat sérieusement compromis. L’on comprend dès lors, la nécessité vitale de construire une nouvelle économie indépendante des hydrocarbures et fonder sur les potentialités que recèle notre pays. A commencé par, la  » ré-industrialisation « , la mise à niveau de l’agriculture et le développement du tourisme, qui sont des pistes sérieuses et prometteuses. Il est tout juste temps de développer les capacités productives pour créer des richesses. Ces capacités doivent être élargies, modernisées et diversifiées pour permettre à l’Algérie d’être à la page pour suivre le train de la mondialisation. L’on peut dire que toutes les conditions sont réunies pour réaliser un tel objectif. D’autant plus que l’année 2008 se présente sous les meilleurs auspices comme l’atteste la bonne santé financière de l’Algérie, si toute fois, elle est bien exploitée.

Lounis Melbouci

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