Les bénéficiaires rouspètent

Cette formule, qui a pourtant régulé l’exode rural, vient au grand dam des postulants jeté le desespoir, voire dissuader les citoyens à en recourir. En effet, avant hier les citoyens du village Mélaoua, bénéficiaires de cette aide, se sont donnés rendez-vous au siège de la daïra de Bechloul pour soumettre au responsable de cette institution leurs doléances relatives aux nouvelles restrictions inhérentes à la réalisation d’un logement dans cette formule. Ces contestataires rencontrés dans l’enceinte de cette institution n’ont pas caché leur mécontentement quant à ces exigences jugées aléatoires. L’un d’eux nous déclare : « D’un côté, on entend parler de la préservation des terres agricoles et en parallèle on exige du bénéficiaire de supprimer les barrres d’attente, une manière de lui interdire la possibilité d’une surélevation dans l’avenir.  » Et dans ce même ordre d’idées, un autre protestataire enchaîne : « Nous ne possédons pas des fermes. Et si l’on nous prive d’une éventuelle surélevation, nous serons dans l’obligation de déraciner nos oliviers et nos terres seront transformées en un espace de cités.  » L’autre exigence qui a irrité également ses protestataies est la construction d’un mur de clôture. Sur ce, un bénéficiaire déclare : « De prime à bord, cette mesure ne doit en aucun cas être prise en considération du moment que nos plans ne contiennent pas ce volet. Au moment où nous attendions des services publics à revoir le montant de cette aide et lui apporter une hausse conséquente, ces derniers exigent de nous des travaux supplémentaires, comme si cette aide est suffisante pour la construction d’un logement, oubliant ainsi que les prix des matériaux de construction ont doublé, voire triplé pour certains.  » Le chef de daïra a donc reçu une délégation qui lui a fait part de ces préoccupations. Ce dernier, qui a tendu une oreille attentive à ces délégués, s’est engagé à trouver des solutions appropriées à ces doléances en concertation avec les services concernés et les tiendra informés des mesures qui seront prises.

Notons par ailleurs que l’association Thafsut de ce village a envoyé au préalable des correspondances aux responsables concernés, le wali de Bouira en premier lieu, où elle énuméré un certain nombre de lacunes et d’obstacles rencontrés par les bénéficiaires de cette aide tout en demandant de ce premier responsable de la wilaya de revoir à la hausse la somme fixée à cet apport qui demeure insuffisant en raison des prix des matériaux qui ont pris de l’ascenseur.

M. Smail