La ville de Tazmalt, 80 km environ à l’ouest de Béjaïa, présente un visage hideux depuis les dernières élections locales de novembre 2007. Il s’agit du raz-de-marée d’affiches placardées tous azimuts sur les lieux publics pendant la dernière campagne électorale. A contresens des recommandations du chef de daïra et des décisions prises en commun accord avec les candidats et autres acteurs devant prendre part au scrutin, ces paperasses collées sauvagement partout et n’importe comment n’ont épargné ni les façades des habitations ni celles des commerces des artères principales et autres rues secondaires. Pis, même les façades du cimetière des martyrs, des établissements scolaires et autres services publics ont été vilainement recouverts de portraits et de communiqués invitant à des meetings et de graffitis. Résultat : la façade de l’école Boudjemaâ-Achiou par exemple, pour ne citer que celle-là, a été transformée en panneau publicitaire géant. Le mur de l’établissement supporte encore des tags dont il est difficile de se débarrasser ayant été faits à la peinture.
Même en rase campagne, le long de la RN26, vers Allaghan, les slogans des formations qui se sont disputé le pouvoir local sont légion. Même tableau peu reluisant sur les murs de clôture du centre de formation professionnelle. Enfin, il est à déplorer surtout la transformation de panneaux routiers d’indication au centre-ville ou en rase campagne en placards publicitaires.
On y trouve des portraits de différents partis en même temps ou encore leurs numéros respectifs. Même scène de laideur à Tavlist, 5 km à l’est de Tazmalt, où les murs de l’antenne administrative de l’APC sont quasi recouverts d’affiches et de graffitis tous azimut. Un peu plus loin, à Allaghan, même les panneaux du passage à niveau non gardé ont été littéralement dissimulés par des affiches.
Z. F.
