Depuis les instructions ministérielles portant sur la réforme hospitalière, le secteur de la santé à travers la wilaya de Bouira est en phase de connaître un redéploiement à travers ses différentes structures sanitaires, notamment en milieu rural. C’est toutefois les ambitions de M Lamouri, le DSP de la wilaya qui prévoit plusieurs structures pour renforcer le secteur. Ainsi, on apprend qu’il existe désormais deux genres de structures sanitaires, à savoir l’EPH (Etablissement public hospitalier) et l’EPSP (Etablissement public de santé de proximité).
Cette nouvelle carte hospitalière a été conçue afin de mieux prendre en charge les problèmes des malades et pour leur permettre l’accès à un dispositif de santé publique dans leur environnement immédiat, à savoir entre autres, la prise en charge, le dépistage et les consultations spécialisées. Pour cela, le ministère de la Santé procède à un recrutement massif pour pourvoir les postes de ses nouvelles infrastructures sanitaires.
A ce sujet, M Lamouri exhorte l’ensemble des jeunes diplômés (sages-femmes, et paramédicaux) de la wilaya a déposer leurs dossiers de recrutement au niveau des EPH (établissement public hospitalier) et l’EPSP (établissement public de santé de proximité). En parallèle, le personnel exerçant au niveau des EPSP est en formation continue, et bénéficie de stages pour apprendre à gérer ces nouvelles structures. Sur un autre volet, le DSP nous apprendra que la wilaya de Bouira prévoit la réalisation de deux hôpitaux, dont un psychiatrique, 7 polycliniques, 14 salles de soins, un centre intermédiaire pour toxicomanes, ainsi qu’une annexe de l’Institut Pasteur, sans parler des projets de réhabilitation d’anciennes infrastructures. Néanmoins, le DSP dira qu’il y a un manque flagrant d’entrepreneurs pour réaliser ces travaux, et invite ces derniers à se manifester rapidement pour permettre à la wilaya de Bouira de se doter d’une couverture sanitaire exemplaire.
Les travaux de réalisation d’infrastructures sanitaires attendent d’être exécutés mais également les travaux de réaménagement comme c’est le cas pour l’infrastructure sanitaire d’Ahnif, dans la daïra de M’chedallah, qui doit recevoir prochainement un service d’hémodialyse, au même titre que Ain Bessem, Lakhdaria et Sour El Ghozlane.
Pour rappel, les malades atteints d’insuffisances rénales sont obligés de se rendre à l’hôpital de Bouira pour se faire dialyser. Auprès de cette structure, on apprend que près de 144 malades se relaient auprès des reins artificiels du chef-lieu de wilaya. Un chiffre qui ne refléterait toutefois pas la réalité, car plusieurs personnes sont traités au niveau d’hôpitaux en dehors de la wilaya de Bouira. C’est le cas de l’hôpital d’Akbou relevant de la wilaya de Béjaïa qui reçoit des malades provenant de la daïra de M’chedallah.
Il faut savoir que le traitement d’une personne souffrant d’insuffisance rénale revient très cher : «Entre 150 à 220 millions de centimes par patient», nous révèle le DSP. Toutefois, en attendant l’ouverture des trois centres hémodialyses d’Ahnif, Lakhdaria et Ain Bessem, on apprend que celui de Sour El Ghozlane qui a bénéficié d’une enveloppe de 95 millions de dinars dans le cadre du programme spécial des Hauts-Plateaux, sera opérationnel dans peu de temps, juste après l’opération d’ouverture des plis.
La nouvelle carte sanitaire permettra de réguler un nombre impressionnant de malades qui affluent quotidiennement aux services des urgences des cinq principaux hôpitaux de la wilaya, notamment celui de M’chedallah lequel devait jusqu’alors gérer la couverture sanitaire d’une population estimée à plus de 60 000 âmes. Plus qu’un défi, c’est un exploit réussi par M. Tellah, directeur de l’hôpital de M’chedallah, qui, en dépit des faibles moyens humains, a su satisfaire cette population issue à majorité de zone rurale.
Un hôpital qui doit faire face également aux blessés des accidents de circulation qui surviennent quotidiennement sur la RN 05, la RN 15, et la RN 26.
Hafidh B.
