Je n’aurais évidemment pas eu le désir de répondre à la correspondance du président de la JSMB, Boualem Tiab, concernant les tentatives avérées de soudoiement de son alter ego de l’Entente de Sétif et de sa manière de concevoir les rapports fraternels liant les deux clubs-phares de la Kabylie – son texte était suffisamment autodestructeur pour qu’il soit nécessaire d’y objecter quoi que ce soit – s’il n’avait eu l’étrange idée de laisser entendre qu’il savait quel « commanditaire » se cachait derrière mon article.
Pour lui, toute prise de position ne peut être que l’expression d’une ligne décrétée et imposée par une autorité suprême, d’autant plus puissante qu’elle tient à rester secrète.
Lui est-il vraiment impossible d’imaginer qu’un journaliste ne s’autorise que de lui-même pour penser et écrire ? Ou l’émergence de nouvelles voix lui est-elle tout simplement insupportable. De plus, s’il désire réellement ester en justice, ce qui est son droit, les auteurs d’écrits ayant porté préjudice au club qu’il préside, pourquoi ne l’a-t-il pas fait en s’attaquant à un journal sportif qui a évoqué la question bien avant la Dépêche de Kabylie ? Toute la question est là monsieur Tiab.
Nous concernant, la place qu’occupe la JSMB dans notre journal et l’intérêt qu’on lui consacre est le même que celui réservé à la JSK pour la simple raison que ce sont deux clubs représentant la Kabylie que ce soit celle des montagnes du Djurdjura ou celle de la vallée de la Soummam ; jamais pour un quelconque motif en rapport avec les dirigeants.
Car ces derniers sont éphémères et les clubs éternels. Ce pourquoi Boualem Tiab, dans sa grande naïveté, s’est trompé de cible en s’attaquant à nous qui avons comme souhait de voir les deux clubs kabyles caracoler en tête du classement.
Car telle est la ligne éditoriale du journal. Et notre souhait que le fair play soit présent à chaque fois que les deux clubs sont appelés à se rencontrer reste notre credo.
Pour preuve, nous avons carrément refusé de publier un « papier » émanant de Béjaïa ou un certain Faycal Aloui déconseillait aux supporters de la JSMB de se déplacer à Tizi Ouzou ( Voir ci-contre), laissant entendre qu’ils allaient risquer le lynchage.
Voilà ce que nous avions à dire et voici les preuves de notre bonne foi monsieur Tiab.
Et si avec cela vous jugez que la justice est seule à même de trancher, alors allez-y, monsieur le président, il est plus aisé de s’attaquer à un journal qu’…
Yannis Zafane
