Construite au début des années 80, la cantine scolaire de Tizi El Korn n’a pu ouvrir ses portes qu’après 30 ans. Une mauvaise volonté a privé plusieurs générations d’élèves de leurs droits légitimes, mais il a suffi qu’un nouveau directeur d’école arrive pour que les choses changent dans le bon sens. En effet, les parents d’élèves, interpellés pour réagir, ont organisé des volontariats et ont cotisé afin d’aménager cette cantine abandonnée, l’association des parents d’élèves a ensuite secoué, à leur tour, les autorités et les services concernés pour faire le nécessaire : ce qu’ils auraient dû faire déjà depuis longtemps. Finalement, les efforts de tous n’ont pas été vains, puisque la cantine a pu ouvrir ses portes et les élèves, venant de loin ou de près, ont pu bénéficier d’un repas chaud quotidien comme ceux des villages voisins qui ont eu la chance, eux, de profiter de ce privilège depuis longtemps déjà.
Il est important aussi de préciser que la mise en service de cette cantine est assurée grâce au dévouement sans faille de quatre jeunes, travaillant dans le cadre de l’emploi de jeunes, parfois même durant la nuit et cela, malgré la maigre et dérisoire rémunération qu’ils perçoivent d’ailleurs, sans leurs efforts, le fonctionnement de cette cantine aurait été sérieusement compromis. Maintenant que le déjeuner de ces bambins est assuré, leurs parents devront, peut-être, penser à équiper l’école d’une bibliothèque et pourquoi pas de micro-ordinateurs car le manque de livres, de guides scolaires, de dictionnaires se fait cruellement sentir. Il faudrait signaler, aussi, que cette école ne compte que 5 salles de classe pour assurer 8 cours quotidiens, ce qui oblige les enseignants à faire la double vacation au moment où les autres écoles comptent des salles en plus.
A. A