Nombreux sont les citoyens qui se sont rapprochés de nous pour se plaindre de l’attitude de certains transporteurs de la localité de Boudjima, dans l’exercice de leur profession. En effet, depuis le revêtement du chemin communal menant du chef-lieu de Boudjima vers Tala Bouzrou, en passant par le village Tarihante, les transporteurs, qui assurent la ligne Boudjima-Tizi Ouzou, prennent ce chemin pour se rendre au chef-lieu de wilaya et ce, via la RN 71. Parfois de retour, certains transporteurs, particulièrement les bus, comme tenaient à nous le préciser les citoyens qui se sentent victimes, s’arrêtent au niveau du village Tarihante, et obligent les passagers à descendre, alors que la plupart d’entre eux habitent d’autres villages qui se situent sur cet axe routier, distants de plusieurs kilomètres. « Je ne comprend pas, j’ai payé ma place 40 DA de Tizi Ouzou jusqu’à Boudjima, et ils me demandent de descendre à mi-chemin, c’est injuste où est le respect de la profession ! », fulmine une jeune fille avocate de profession et qui habite le village Azkren, et à un autre jeune d’enchaîner : « c’est la population qui a protesté pour que nos routes soient revêtues, et aujourd’hui, ils excercent contre nous leur chantage ». Les usagers de la route Boudjima-Tigzirt, eux aussi se plaignent du comportement jugé injuste des transporteurs qui assurent cette ligne distante de 15 km. Ici, le problème réside dans le prix de 40 DA, la place que les citoyens jugent exagéré « Ils n’ont pas le droit de nous imposer ce prix qui dépasse les normes fixées par la direction des transports », nous dit un jeune voyageur. Il y a quelques semaines, la population, soutenue par les autorités locales, ont lancé un mouvement de protestation contre ce fameux prix. La riposte des transporteurs à été faite par l’organisation d’une grève générale pendant trois jours pour maintenir leur prix. « C’est du vol, nous n’allons pas accepter cette réalité, nous allons agir contre eux, jusqu’à les amèner à respecter la réglementation, en vigueur », nous dit un autre citoyen.
Mourad H.
